Les trois enseignements principaux des élections européennes

Les trois enseignements principaux des élections européennes

Temps de lecture : 12 minutes

Ce dimanche 26 mai, c’était jour d’élections en Belgique. Mais c’était aussi jour de vérité pour une Union européenne qui ne convainc toujours pas entièrement, ballottée entre rêves de véritable union, perplexités d’efficacité et critiques nationalistes. À la lueur des différents scrutins, trois constats ressortent de la brume européenne. Analyse.

Une poussée verte universelle

Ces derniers mois, une partie non négligeable de la jeunesse européenne s’est engagée en faveur d’une réforme climatique au travers de marches et de manifestations. Des revendications qui devaient se conclure dans les urnes sous peine de réduire à néant la légitimité de leur combat. Et l’Europe a répondu à l’appel. La vague verte s’est un peu tassée à l’arrivée mais la réalité ne peut être niée : on observe une poussée verte dans la quasi totalité des pays de l’Union. Alors certes, les Écologistes ne décrochent pas 20% dans la majorité des pays mais c’était une progression qui était attendue et elle a eu lieu, qu’elle représente 10% ou seulement 2%.

Le parti vert allemand, grand vainqueur du scrutin © Tobias Schwarz – AFP

Symbole de la réussite des Verts, l’Allemagne vit un petit traumatisme de ses grands partis. La gauche sociale-démocrate s’effondre et ne décroche que 5% des voix, les conservateurs au pouvoir de la CDU/CSU restent premier mais perdent huit points et les extrémistes de l’AfD ne concrétisent pas les craintes observées ces dernières semaines. Le parti d’Angela Merkel et de ses alliés bavarois est à nouveau sanctionné dans les urnes par une population déçue. A contrario, l’Alliance 90/Les Verts doublent leur score avec 22% des voix, une percée qui traduit les revendications écologiques des dernières semaines en Allemagne.

Au Portugal, le parti communiste qui a axé une partie de sa campagne sur l’écologie ne dépasse pas les 8% mais la situation lusitanienne est globalement plus écologique que dans le reste de l’Europe. Le Parti socialiste au pouvoir et le parti social démocrate en ont fait une priorité dans leurs programmes et le pays est presque entièrement auto-suffisant par ses énergies renouvelables. Les deux grands partis du pays décrochent respectivement 32% et 22% des votes, preuve de la satisfaction de la population.

Seul pays d’Outre Manche indépendant du Royaume-Uni, et fier de l’être, l’Irlande a à nouveau exprimé un vote assez différent de leur grand voisin. Alors que les Brexiters ont versé dans le rejet (voir plus loin), les Irlandais ont affirmé la voie de l’écologie. Avec 15% des votes, le parti vert d’Irlande termine deuxième dans un scrutin serré derrière les leaders du Fine Gael. Globalement moins épargnée que ses voisins par le dérèglement climatique, l’Irlande a donc décidé d’offrir une tribune européenne au progressisme écologique.

Pekka Haavisto, leader des Verts Finlandais © Roni Rekomaa – Lehtikuva/AFP

Au Nord de l’Europe maintenant, on ne dénombre que peu de changements en Suède qui garde globalement la même physionomie qu’il y a cinq ans. Outre les programmes écologiques des formations politiques principales, le parti entièrement dédié à l’environnement recueille tout de même près de 10% des voix. Même son de cloche en Finlande voisine où les Écologistes réalisent la deuxième meilleure performance, à égalité avec le parti social-démocrate et ses 15,10%. Plus surprenant encore, ils devancent le parti extrémiste des Vrais Finlandais, deuxième du scrutin législatif à moins d’1% mais relégué à la cinquième position pour l’Europe. On peut souligner que le pays du soleil de minuit a préféré les progressistes Verts au parti europhobe pour les représenter à l’Europe, ce qui relève quand même de la logique (ce que ne semblent pas avoir compris les Français, voir plus loin).

Dernier pays épinglé dans ce point réservé à la montée globalisée des écologistes en Europe, le Luxembourg rejoint l’escarcelle de son grand voisin allemand. Si les deux principaux partis, démocratique et chrétien-social, se sont logiquement disputé la première place du scrutin, le parti écologiste se détache du parti socialiste pour assurer sa troisième place. Mais il monte surtout à plus de 18% des voix dans un pays traditionnellement connu pour sa fiscalité avantageuse et son business pétrolier, se positionnant ainsi comme la revendication principale de près d’un Luxembourgeois sur cinq.

L’Europe occidentale cède aux populismes

Si la poussée écologiste était source d’enthousiasme, elle devait principalement contrebalancer l’attendue montée des extrêmes. Et les tendances nationales se sont confirmées avec les fortes progressions des populismes en Europe occidentale. À l’heure où nos pays « éclairés » se permettent de juger les dérives de contrées éloignées, il est important de rappeler que ce sont bien nos pays qui se radicalisent.

Marine Le Pen et Jordan Bardella, présidente et chef de liste du RN © Olivier Coret – Divergence

Déjà présente au second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen est cette fois la grande gagnante des élections en France puisque son parti du Rassemblement national décroche la faveur de la population avec plus de 23%. Il précède le parti du président Macron et ses 22% tandis que Les Républicains, La France Insoumise et le Parti socialiste n’atteignent même pas les 9%. Seul éclaircie dans la grisaille française, le bon score d’Europe Écologie qui recueille 13,47% des voix.

Toujours présent près de trois ans après le référendum en faveur du Brexit, le Royaume-Uni se retrouvait face à un dilemme, alors que les négociations sur la sortie de l’Union ne cessent de se compliquer. Et au sortir des urnes, c’est le Parti du Brexit de Nigel Farage qui remporte largement le scrutin avec 31,60% des voix. Mais la victoire de Nigel Farage c’est surtout la victoire du populisme, de l’euroscepticisme et de l’anti-immigration, des notions qui se répandent de plus en plus chez les Britanniques.

Aux Pays-Bas, la situation est un peu plus atténuée puisque c’est le parti travailliste du commissaire européen Frans Timmermans qui remporte le scrutin avec un peu plus de 18% des voix alors qu’il n’arrivait qu’en troisième position dans les intentions de vote. Cependant, le parti populaire du VDD obtient 15% tandis que le Forum pour la démocratie de l’extrémiste Geert Wilders décroche quant à lui 11% des votes hollandais, soit 26% des votes cumulés.

Matteo Salvini, leader de La Ligue, tout sourire après le scrutin © RFI

On la savait attendue et la Ligue de Matteo Salvini a frappé un grand coup en Italie en s’adjugeant la première place du scrutin européen. Avec 32,42% des voix, il est le choix d’un Italien sur trois, une situation dramatique qui ne cesse d’empirer. Plus timoré, le Mouvement 5 étoiles, formation politique populiste qui accompagne la Ligue au pouvoir, échoue à la troisième place mais récolte tout de même 16,94% des suffrages. À eux deux, les deux partis extrémistes rassemblent donc 49,36% des votes et représentent ainsi l’opinion d’un Italien sur deux. Les deux europhobes décrochent même 42 des 73 sièges italiens à l’Europe, ça promet.

Divisé en deux régions, le plat pays est également bien divisé en matière de politique. Si le sud du pays vote plutôt à gauche, c’est l’inverse au nord. Toujours en tête des scrutins, la NVA décroche 22,48% des voies flamandes mais c’est surtout la percée impressionnante des extrémistes du Vlaams Belang qui inquiète. Crédités à plus de 19%, ils ont même réussi à remettre sur la table la question du cordon sanitaire. Rassemblés, les deux partis représentent 41% de l’électorat flamand. Côté wallon, l’extrême gauche progresse également de manière fulgurante et le PTB rassemble un peu moins de 15% des voix. Comme pour le voisin français, le point positif se retrouve du côté des verts qui recueille 19,88% et 12,37% dans leur région respective, soit 32,25% au cumulé.

Victor Orban, leader autoritaire de la droite nationaliste hongroise et européenne © Le journal international

Reine maîtresse de l’extrême droite, la Hongrie n’a pas failli à sa réputation et le Premier ministre Victor Orban a encore réaffirmé sa domination sur le pays. Avec 52,14% des voix, son parti nationaliste du Fidesz écrase la concurrence et possède près de 36% d’avance sur son dauphin. 13 des 21 sièges hongrois seront occupés par les europhobes et suprématistes d’Orban qui séduisent de plus en plus de Magyars. Pays limitrophe de la Hongrie, l’Autriche semble avoir épousé l’idéologie de ses voisins. Le parti populaire autrichien (ÖVP) de Sebastian Kurz, pont entre la droite et l’extrême droite du parti de la liberté (FPÖ), décroche 34,50% des voix et remporte ces élections européennes. Et cette extrême droite justement gravit petit à petit les échelons politiques pour recueillir 17,50% des votes. La doublette droitiste au pouvoir séduit donc désormais un peu plus de 51% des Autrichiens.

L’Europe de l’Est cède au progressisme

Les craintes liées à la montée réelle des extrêmes en Europe occidentale c’est donc confirmée et le stéréotype répandu, celui qui pense que l’Europe de l’Est est rétrograde et arriérée par rapport à nos grands pays illuminés, voudrait que l’Union plonge dans un marasme politique inquiétant. Mais comme nous l’avons vu lors des élections présidentielles slovaques (et Ukrainiennes dans une moindre mesure), la réalité de l’Orient européen n’embrasse pas les clichés que l’on porte sur eux. Ces pays tant arriérés et à la traîne que l’on veut bien nous faire croire sont en général bien plus progressistes que nous à bien des niveaux, et ces élections européennes tendent à nouveau à le démontrer. Entre partis progressistes et partis pro-européens, l’Europe de l’Est relève le niveau de l’Union.

L’émergence progressiste slovaque se confirme aux Européennes, moins de deux mois après l’élection de la première présidente Zuzana Caputova © TASR

Pour reprendre l’exemple de la Slovaquie, dont nous avons déjà analysé les élections présidentielles en avril, la tendance se confirme. La coalition libérale regroupant le parti de la président Zuzana Caputova Slovaquie progressiste et le parti réconciliateur Ensemble remporte les élections avec un peu plus de 20% des voix, soit un cinquième de la population. Elle devance le très puissant ex-parti au pouvoir du Smer-SD de 5% tandis que l’extrême droite n’atteint pas les 13%. La coalition de centre-droit et pro-européenne soutient la lutte contre la corruption, des soins de santé accessibles et un système éducatif fonctionnel. On y retrouve un avocat de Transparency International qui entend faire respecter la transparence au niveau européen.

À quelques encablures de Bratislava, on débarque en Croatie, récemment reconnue pour sa deuxième place à la Coupe du Monde 2018 et sa présidente atypique et progressiste. Et les résultats de sa politique nationale ont déteint sur l’Europe puisque les deux premiers partis du pays lui emboitent plus ou moins le pas. Avec 23,40% des voix, l’Union démocratique croate (HDZ) décroche la première place du podium devant le Parti social-démocrate et ses 18,38%. Originellement très libéral, le premier parti croate a rejeté son inspiration tchatchérienne il y a plusieurs années pour épouser les valeurs du centre-droit. Europhiles, les démocrates-chrétiens n’observent qu’une seule idéologie : la réconciliation nationale des différentes communautés croates. Deuxièmes du scrutin, les sociaux-démocrates sont adeptes de l’idéologie de la troisième voie (un genre d’entre-deux entre socialisme et libéralisme) et ont rejoué l’alliance progressiste européenne.

Rapide petit crochet par l’île de Malte où le Parti travailliste convainc plus de la moitié de la population (55%) et creuse l’écart sur son principal concurrent nationaliste (37%). Adepte du tiers-mondisme (idéologie qui prévaut de se développer en aidant les pays plus pauvres à se développer) et de la social-démocratie, le parti de gauche épouse l’idéologie de la troisième voie et son président est la figure de proue de la lutte pour l’indépendance de l’île.

En embarquant plus au Sud, on ouvre les portes du berceau antique européen, la Grèce. Dans un pays très agité, les élections européennes se faisaient projecteurs de l’état d’esprit de la population. Si le parti communiste du Premier ministre Alexis Tsipras décroche 25% des voix, il est cependant devancé par les 33,50% de votes des conservateurs de Nouvelle démocratie. Las d’une politique qui ne décolle pas, le peuple grec a puni l’euroscepticisme, l’anticapitalisme et le populisme de gauche du pouvoir en place depuis 2015. Place désormais à un parti europhile qui prône la démocratie chrétienne et le conservatisme libéral. Il ne s’agit certes pas d’un triomphe électoral mais la victoire de l’opposition pro-européenne n’est pas anodine.

La liste pro-européenne du Premier ministre Boïko Borrisov confirme l’attachement bulgare à l’Union © Sina Schuldt – DPA

En remontant les flancs grecs vers le Nord, on fait étape en Bulgarie. Très rancunier de l’ancienne chape soviétique qui pesait sur lui, le pays s’engage ouvertement envers l’Union pour s’assurer un futur indépendant et loin de la Russie. Un sentiment qui s’est à nouveau traduit dans les urnes avec la victoire de l’alliance Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie qui recueille plus de 31% des voix bulgares. Outre la mise en place d’une véritable union, le parti prône la pleine intégration aux « structures euro-atlantiques ». En deuxième position avec 24,30% de votes, le parti socialiste bulgare rejoint le vainqueur du scrutin sur l’importance d’un avenir européen.

Pour la dernière étape de notre voyage européen, on entame un triptyque balte aux frontières de la Russie. En Estonie, le Parti de la réforme d’Estonie décroche la première place avec plus de 26% des voix. Pro-européenne, la formation politique de centre-droit défend un libéralisme économique qui mise sur un maximum de liberté à condition que toute une série de droits sociaux soient respectés, une taxation progressive et une opposition aux monopoles et nationalisations. Le premier parti europhobe du pays ne décroche même pas 10% des votes. Au-dessus du seul pays finnique du trio baltique, on retrouve la centenaire Lettonie et la victoire d’Unité, une coalition de partis régionaux. Partisans d’un libéralisme conservateur et europhiles, ils sont dirigés par un commissaire européen qui prône une véritable union et ont intégré le parti vert pour répondre au problème climatique. Pays le plus au nord des trois « soeurs », la Lituanie offre un panorama plutôt idéal sur la politique positive : très peu d’extrêmes, peu de partis de droite car les partis de gauche incluent un libéralisme économique dans leur programmes et une majorité de partis progressistes. Outre la victoire des deux principaux partis progressistes du pays, l’Union lituanienne agraire et des verts réalise un score honorable de plus de 12%.

Quelques cas un peu à part

Si on franchit la frontière nord de la Bulgarie, on pose le pied sur le sol roumain, l’un des pays les plus pauvres de l’Union. Un pays encore fort divisé sur son sentiment européen, bien content d’être libéré de l’emprise russe mais encore déçu de la lenteur d’investissement de l’Union sur son sol. Et ce questionnement continu s’est parfaitement reflété dans les votes : avec 25,80% des voix chacun, le parti social-démocrate, descendant du parti communiste et traditionnellement peu ouvert à l’Occident, et le parti national-libéral, quelque peu plus avenant, ne parviennent pas à se départager. Le véritable problème en Roumanie c’est que, contrairement aux souhaits de la population, les différents partis ne voient pas d’un bon oeil l’Union et se cachent derrière des façades pro-européennes. Suite à plusieurs réformes polémiques, la Commission réfléchirait d’ailleurs à déclencher « l’option nucléaire » (comme elle l’a fait pour la Pologne en 2017) qui entraînerait la suspension temporaire du droit de vote du pays au sein de l’Union et de lourdes sanctions.

En Pologne, europhobes et pro-européens ne cessent de se déchirer © Jakub Kaminski – EPA/EFE

Au nord-ouest du pays de Dracula, un autre pays déchaîne les passions dans l’Union, la Pologne. Pour les mêmes raisons que la Roumanie, la relation entre Bruxelles et Varsovie est compliquée mais plus étonnante. Le pays reproche à l’Europe de ne pas avoir assez fait augmenter les salaires ni sécuriser l’économie. Pourtant, les chiffres prouvent l’inverse : la croissance économique n’a jamais été aussi bonne, les salaires ont plus que doublé (x2,4) depuis 2004 et même progressé de 5,83% entre 2017 et 2018. Le sentiment polonais vis-à-vis de l’Union reste donc assez incompréhensible. Si ce sont les nationalistes et populistes du parti Droit et justice qui ont remporté les élections européennes, la coalition européenne de la Plateforme civique du président du Conseil Donald Tusk réussit à recueillir plus de 39% des voix, un quasi miracle dans ce contexte compliqué.

Autres pays, autre problématique : les schizophrènes République Tchèque et Slovénie. Emmenée par la victoire de l’Action des citoyens mécontents ou ANO (qui signifie d’ailleurs « oui » en tchèque), la « grande soeur » de la progressiste Slovaquie ne sait pas trop où donner de la tête. Le très influent Andrej Babis, Premier ministre et tête du parti, s’est dit favorable au maintien de son pays dans l’Union mais s’oppose vertement à son entrée dans la zone euro et à plus d’intégration européenne. Si il se montre plutôt progressiste en matière de droits homosexuels dont il prône la légalisation du mariage, il campe un rejet absolu de la politique migratoire européenne et du système de quotas et compte « préserver notre civilisation européenne et notre culture. » Difficile de se faire une idée précise du personnage et la politique étrangère du pays. Séparé de la République Tchèque par l’Autriche, la Slovénie semble se retrouver dans son voisin par procuration. Ici, le vainqueur des élections est également toute contradiction : pro-européen, de centre-droit et plutôt progressiste sur certains points, il embrasse une opposition prononcée à l’immigration et verse régulièrement dans le populisme de droite. Encore une belle histoire de schizophrénie.

Chypre nous offre la bataille la plus antinomique de l’Union : pas de nuances ni de compromis dans le duel qui oppose une droite économique radicale et une extrême gauche communiste. Avec plus de 30% des voix chacun, il ne laisse presqu’aucune chance d’exister aux partis plus modérés ou centristes. La volonté politique nationale est donc loin d’être facilement identifiable.

Le parti ouvrier de Pedro Sanchez se rassure aux européennes © Jon Nacza – Reuters

Pour info et pour être totalement complet, il faut enfin citer l’Espagne et le Danemark, les deux seuls pays dont on a rien su vraiment tirer. On vous en offre donc un simple constat. Côté ibérique, c’est le parti socialiste ouvrier du Premier ministre Pedro Sanchez (PSOE) qui s’impose avec plus de 28% des voix. Un résultat très important dans un contexte politique national pas très évident qui concerne actuellement bien plus l’attention des Espagnols. Au Danemark enfin, on assiste à une sorte de statu quo avec les deux mêmes partis qui restent en tête : les sociaux-démocrates et les libéraux avec respectivement 23% et 20%.

Après une éprouvante revue, pays par pays, des résultats des élections européennes, on peut ainsi distinguer les trois grandes tendances au sein de l’Union : un essor constant et universel des revendications écologiques, une montée significative des populismes au sein de l’Europe occidentale (excepté l’Allemagne) et une multiplication des émergences progressistes et/ou pro-européennes en Europe de l’Est. La conclusion s’impose ainsi une nouvelle fois d’elle-même : à l’heure où les pays « traditionnels » virent aux extrêmes, le salut de l’Union nous viendra-t-il des pays « en retard »?

ALVARRO

One Reply to “Les trois enseignements principaux des élections européennes”

  1. On oublie peut être un peu vite tout ce que l Europe nous a apporté. Pourtant on devrait tous avoir un objectif commun : changer pour le climat mais malheureusement malgré toutes les infos que l on peut avoir, beaucoup de gens ne semble pas prendre conscience de l urgence

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