Quand public rime avec folie

Quand public rime avec folie

Les supporters sont toujours prêts à se dépasser pour pousser leur équipe. Voici quelques exemples des choses les plus folles que certains d’entre eux ont pu faire pour l’amour de l’écusson.

Brèves de Coupe du Monde

Radja Nainggolan n’a pas été du voyage en Russie avec les Diables Rouges mais cela ne l’a pas empêché d’être le premier supporter de l’équipe. Le Ninja, avec l’aide des ultras belges, a notamment empêché les Panaméens de dormir. Il a également fait bloquer le bus de la Tunisie. Mais, le joueur de l’Inter ne s’est pas arrêté là puisqu’il a appelé tous les joueurs anglais durant la nuit précédent le match… Pour les réveiller! On vous rassure tout de suite, tout ce capharnaüm n’était qu’une mise en scène pour une campagne de pub pour son nouveau sponsor.

Lors de cette même Coupe du Monde, après la victoire de l’Angleterre sur la Suède en huitièmes de finale le 7 juillet 2018, une foule de supporters anglais a mis la pagaille dans un magasin Ikea de Londres : certains ont sauté sur des lits, d’autres se sont battus avec des coussins tout en chantant et agitant des drapeaux. Le personnel du magasin n’a rien fait pour empêcher les supporters de célébrer le succès anglais, qui ont rangé leur désordre par après. Ci-dessous, vous pouvez trouver la vidéo du « méfait ».

Jusqu’à ce que la mort nous sépare

Disperser les cendres du défunt supporter sur la pelouse de son club de cœur est une pratique assez commune. Dans ce domaine, ce sont les Anglais qui détiennent la palme d’or. Des clubs comme Arsenal ou Liverpool reçoivent en effet des centaines de demandes par an. Mais parfois c’est un peu plus insolite! Un supporter d’Aston Villa équipe de FL Championship (2ème division anglaise) a ainsi acheté une place pour son père décédé… Pourquoi? Pour emmener son urne à tous les matchs. La sécurité du club de ce supporter a jugé l’urne comme une arme potentielle mais cela n’a pas arrêté le fils dévoué! Il a ainsi transvasé les cendres de son père dans une… bouteille de lait. Alors, glauque ou touchant, à vous de décider!

En 2011, les supporters colombiens du Cúcuta Deportivo ont assisté à une scène surréaliste pour le premier match de la saison. Ils s’étaient déplacés pour voir du beau jeu mais le spectacle se trouvait ce soir là en tribunes. Un groupe de hooligans locaux avait en effet réussi à déjouer la sécurité du stade pour y faire entrer un collègue qui n’avait pas son ticket. Et pour cause puisque Christopher Jácome était mort la veille, assassiné par des tueurs à gages. Ils ont donc réussi à faire entrer dans le stade le cercueil du jeune homme de 17 ans pour protester contre la hausse de la violence dans les quartiers pauvres de Cúcuta. Sur le terrain, le club local a partagé contre Envigado, 1-1.

© El Tiempo

Passons maintenant outre-Rhin pour découvrir la belle ville d’Hambourg. Observons un peu plus son club qui a décidé d’offrir la possibilité d’être enterré aux couleurs du club. D’abord, un cortège funéraire passe par une entrée en forme de but puis sous une décoration florale à base de ballons ou de chaussures de foot. Enfin, l’inhumation est accompagnée de chants de supporters. Les supporters sont ensuite enterrés dans un espace prévu à cet effet à l’intérieur du stade. Attention, cette pratique a un coût. Il faudra compter près de 2300€ pour le cercueil et environ 400€ pour l’urne. Hambourg réinvestit l’argent dans l’entretien et la rénovation de l’espace funéraire dédié aux supporters. Qu’on se le dise, cette équipe sait prendre soin de ses supporters.

Les paroles s’envolent, les écrits restent

Certains supporters sont très amoureux de leur club. Tellement amoureux qu’ils n’hésitent pas à se faire tatouer un symbole de leur équipe sur la peau. En 2015, le Chili s’impose en finale de Copa America. Avant la compétition, un supporter chilien avait promis sur Facebook de se faire tatouer la tête du sélectionneur Jorge Sampaoli sur… les fesses en cas de sacre continental! Quelques jours après la finale, Stalin Joffre, le supporter en question, affiche la caboche chauve de l’entraîneur national sur la fesse droite. Le tatoueur a précisé que l’opération a nécessité 4 heures de travail. Il assure que Joffre n’a pas eu mal car le postérieur est une zone plus tendre. Une chose est sûre, ça doit être sympa au lit pour la femme de ce supporter d’avoir le regard de Jorge tourné vers elle…

Zdravkov Levidzhov n’est pas un supporter des Red Devils comme les autres. Pour s’en rendre compte, il suffit de savoir que ce Bulgare a passé 10 ans devant les tribunaux bulgares pour pouvoir s’appeler… Manchester United. Mais son fanatisme ne s’est pas arrêté là puisqu’il s’est fait tatoué le logo de son club de coeur en plein milieu du front! Levidzhov affirme qu’un tatouage sur le bras n’aurait pas eu le même effet. C’est sur qu’un troisième œil sur le front ça ne passe pas inaperçu.

© lebuteur.com
Dans certains cas, le virtuel l’emporte sur le réel

En mai 2006, John Boileau, un jeune britannique de 25 ans postule pour le poste de manager à Middlesbrough. Le club vient de se séparer de Steve Mclaren, une occasion pour le jeune Boileau de se présenter. Mais il y a un problème : à part une expérience de coach de U11 en 1999. Le CV de John n’est basé que sur ses performances dans… Football Manager, le célèbre jeu de simulation d’entraîneur. Le jeune Boileau était très confiant puisqu’il avait réussi à attirer Zidane, Totti ou encore Raul dans ce club du ventre mou de Premier League désormais redescendu dans la hiérarchie. Steve Gibson, le président du club a répondu au jeune britannique de manière assez ironique en lui offrant le poste. Une histoire assez dingue, d’autant plus que l’atypique coach a porté le club anglais jusqu’aux demi-finales de la FA Cup (Coupe d’Angleterre).

Tchoupi

2 Replies to “Quand public rime avec folie”

  1. C est vraiment dingue ce que des gens peuvent faire pour le foot. Trouve t on des exemples pareils dans d autres sports ?

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