Revue de la semaine (hors série)

Revue de la semaine (hors série)

Chronique hebdomadaire, la Revue de la semaine aura pour but de revenir sur certains sujets de la semaine écoulée, non pas en en listant la simple neutralité d’information mais en y apportant un point de vue, une critique ou une approche de réflexion. Entre une et trois informations seront sélectionnées par jour afin d’en livrer une courte analyse sans encombrer une chronique qui se veut directe. La volonté de la rédaction est d’amener chaque sujet à être traité et lu comme une brève.

Un seul jour de néerlandais!

Du néerlandais un seul jour par semaine à Bruxelles, c’est la proposition du député flamand fédéral Hendrik Bogaert (CD&V). Ce dernier est, en ce moment, très actif sur le terrain communautaire. Le député CD&V a indiqué ce lundi plaider pour l’instauration d’une sorte de « Journée du néerlandais » dans la capitale. Concrètement, il propose que les Flamands de Bruxelles parlent uniquement leur langue un jour par semaine. Honnêtement, cette proposition est une hérésie, notre plat pays est riche au niveau linguistique puisqu’il comporte trois langues officielles (le néerlandais, le français et l’allemand), alors pourquoi vouloir réduire cette richesse? En théorie, chaque Belge devrait être capable de maîtriser ces trois langues. Si dans les faits, ce n’est que rarement le cas, l’empêcher déjà en théorie c’est en abaisser encore plus les possibilités. Les Flamands sont bien plus avancés que nous en matière de maîtrise des langues. Bon nombre d’entre eux parle le français et l’anglais, alors que les Wallons ne semblent faire aucun effort. Il est important de se poser les bonnes questions et de tirer dans le sens de la réduction des écarts. Quelque peu agacés par les non-efforts des francophones, les jeunes flamands apprennent d’ailleurs de moins en moins le français, et ce n’est que de bonne guerre. Bien sur, les conflits communautaires ne doivent pas se réduire au simple conflit des langues mais une opposition sur un si ridicule petit détail vaut déjà dire beaucoup. Ne nous attaquons donc pas sur de pareilles bêtises, au contraire utilisons les pour tenter de ramener l’harmonie entre les communautés.

Bons baisers de Serbie

En froid depuis plus de 10 ans, Serbes et Kosovars semblent avoir enfin entamé un rapprochement inédit. Le divorce était consommé en 2008 lorsque la province serbe du Kosovo proclamait unilatéralement son indépendance dix ans après la guerre civile qui avait opposé les forces serbes aux indépendantistes albanais du Kosovo, faisant plus de 13.000 morts. Depuis près de onze ans, Belgrade refuse de reconnaître Pristina mais son ambition primordiale d’adhérer à l’Union européenne aurait permis de rebattre les cartes. Le pays de … et son ancienne province sont en effet soumis à d’énormes pressions internationales pour normaliser leurs relations et à cette condition … de l’UE en vue d’une future adhésion.
C’est le grand frère serbe qui a fait le premier pas par l’intermédiaire de son président Aleksandar Vucic qui a ouvert la porte à une reconnaissance kosovare en cas de « contreparties nécessaires dans le cadre d’un accord plus large. » Appelant à la médiation européenne, russe, américaine et chinoise, il ont passé le relais à son ancienne province pour une négociation historique. Si la demande de « compromis » (« nous ne pouvons pas reconnaître le Kosovo sans rien obtenir de l’autre côté ») serbe peut être perçue comme inappropriée, il faut tout de même préciser que le Kosovo a imposé en novembre un droit de douane à hauteur de 100% sur les produits serbes. Une mesure « inacceptable » pour les principaux intéressés qui ont prévenu qu’ils ne reprendraient pas le dialogue tant qu’elle ne sera pas supprimée.
Une situation plus complexe encore qu’elle n’y paraît puisque la Serbie se retrouve prise entre deux feux. D’un côté, elle se doit de reconnaître le Kosovo si elle veut adhérer à l’UE, une volonté devenue un devoir pour un pays qui ne se sent plus capable de gérer seul les différents conflits avec ses voisins balkaniques et cherche à rejoindre une union qui lui serait profitable. De l’autre, elle se doit de faire de l’insurrection de son ancienne province un exemple pour éviter une explosion des petits mouvements indépendantistes qui pourraient pulluler sur son territoire et celui de ses voisins bosniens ou croates (la répartition de l’ex-Yougoslavie étant terriblement mal réalisée, ses différentes populations sont regroupées à cheval sur plusieurs pays, provoquant de réguliers mouvements d’indépendances). Que doit maintenant faire la Serbie? Progresser vers une adhésion européenne ou risquer de relancer la Poudrière des Balkans? Situation complexe on avait dit…

L’Église si puissante…

L’Église a toujours été très puissante à travers l’histoire. Une puissance qui l’a parfois poussée à l’exagération. Depuis des décennies, l’Église poursuit des prêtres pour pédophilie mais elle s’est d’ailleurs bien gardée de parler d’un autre scandale, celui des religieuses abusées sexuellement. Partout dans le monde, des prêtres ont abusé de religieuses placées sous leur autorité. Si le bruit a couru au sein de l’institution, l’autorité du Vatican n’a jamais été réellement au courant car les rapports émis ne sont jamais remontés jusqu’aux autorités, étouffés par des proches. Si le Vatican (l’autorité de l’église) n’a jamais poursuivi c’est parce qu’il n’a jamais eu de preuves pour mener l’enquête. Une interrogation est cependant ressortie des différentes enquêtes, les nonnes abusées n’avaient jamais parlé ouvertement depuis 30 ans. Ce qui posent question à de nombreux experts : pourquoi n’ont-elles pas parlé, n’ont-elles pas mis fin à ce supplice alors qu’elles étaient même libres de quitter l’institution? Le doute persiste encore. Néanmoins, il est grand temps d’agir, de punir ces prêtres pour leur abus d’autorité sur des personnes vulnérables qui s’étaient complètement consacrées à Dieu. Si le Vatican considère l’avortement comme crime absolu, certaines soeurs ont été forcées d’avorter, parfois même après 32 semaines de gestation, un véritable crime celui-là! Quelle honte de cacher de tels scandales. Quelle honte de ne pas aider ces femmes abusées. Quelle honte de laisser ces prêtres exercer en toute impunité. Quelle honte de ne pas agir ou plutôt réagir. L’Église semble nettement troublée par ces affaires de viol, est-ce que les récents témoignages de nonnes et d’autres vont enfin faire bouger les lignes? Une chose est sure, la croyance est ébranlée, ces prêtres abuseurs sont-ils réellement dignes de transmettre les idées de Dieu? Poser la question c’est déjà y répondre…

Au Portugal, les violences conjugales sont deuil national

Si tout le monde sait que le 8 mars équivaut à la journée internationale pour les droits des femmes, combien d’entre vous connaissent l’importance du 7 mars? Un jour comme un autre dans notre plat pays, comme dans la grande majorité des autres nations. Alors pourquoi en parle-t-on? Parce que depuis cette année, le Portugal célèbre, la veille de la journée dédiée aux droits des femmes, un jour de deuil national en hommage aux femmes victimes de violences conjugales. Une décision drastique pour lutter au maximum contre les féminicides et sensibiliser la population entière.
Selon les statistiques de l’UMAR (Association de défense des droits des femmes), 33 d’entre elles meurent en moyenne tous les ans sous les coups de leur mari au pays de Magellan, un chiffre en chute manifeste depuis cette nouvelle disposition. Conscients du fléau national que représente le féminicide, les autorités portugaises ont carrément inscrit cette initiative dans la Constitution et une loi portugaise oblige désormais tous les bâtiments officiels à descendre leurs drapeaux en berne le 7 mars. Le Parlement s’est, en outre, interrompu de travail lors de cette journée tandis que le Premier ministre Antonio Costa a déclaré que la problématique des féminicides était « un défi collectif pour toute la société et chacun d’entre nous. Évoquer les victimes, c’est commencer à agir. »
Dans ce pays très croyant et attaché à ses valeurs de tradition, la nouvelle génération hausse petit à petit la voix pour dénoncer une mentalité toujours rétrograde à certains niveaux du pouvoir et de la société. Le domaine judiciaire est principalement visé et plusieurs juges ont d’ailleurs été suspendus d’exercer sur certains dossiers voire même d’exercer tout court à la suite de décisions et motivations scandaleuses. La jeunesse portugaise pousse vers une continuation des mesures progressistes mises en place depuis plus de 10 ans par le gouvernement mais tente également de réformer certains pans de la société qui refusent de suivre le mouvement vers l’avant. Si le Portugal entrevoie de plus en plus un avenir radieux en Europe, il doit encore se débarrasser de ses vieux démons. La journée du 7 mars en est un premier pas.

Les ballons de baudruche, une menace pour la vie marine

Associés aux moments de fête, les lancers de ballon sont célèbres dans le monde entier. Pourtant, leurs conséquences peuvent s’avérer mortelles pour la vie animale. Chaque année, des centaines de milliers de ballons sont lâchés dans le monde mais cette animation si enfantine engendre un grand nombre d’effets négatifs sur l’environnement. Voir le ballon s’envoler dans le ciel est un beau spectacle pour chacun d’entre nous, mais c’est justement lors de leur ascension que ces ballons acquièrent leur costume meurtrier. Pourquoi? Car ils explosent ou se dégonflent pour enfin retomber au sol ou, pire, dans la mer. Poussés par les vents, ces détritus finissent par se répandre sur une large zone et affectent directement les écosystèmes concernés. C’est un désastre pour les animaux marins qui confondent ces débris de plastiques avec leur propre proie, fonçant par la même occasion droit vers la mort. Les oiseaux marins sont également victimes de ces déchets. Mais les ballons ne sont pas les seuls à poser problème puisque les tiges qui les soutiennent tapissent de manière exponentielle les plages dans le monde. Pour limiter cette endémie, il n’y a pas trente-six solutions, il faut interdire les lancers de ballons massifs. Plusieurs villes et États comme la ville de Brighton en Angleterre, ou les États de Floride aux États-Unis ou de Victoria en Australie ont déjà pris des dispositions. Les lâchers de ballons y sont simplement prohibés. Ces exemples sont aussi une belle preuve qu’il n’est pas si compliqué d’agir pour protéger l’environnement. Espérons que d’autres pays ou États leur emboîtent le pas!

Présumée pédophilie de Michael Jackson : histoire d’une hypocrisie

Alors comme ça Michael Jackson pourrait s’être adonné à des plaisirs intimes avec des mineurs? Quel est le journaliste si talentueux qui a réussi à faire surgir cette information tellement pas connue de tous? Qu’on lui offre le prix Pulitzer 2019 pour avoir dégotté un scoop si étonnant. Vous trouvez cette introduction ironique et sarcastique? Elle ne l’est pourtant pas du tout lorsque l’on écoute les diverses réactions des grandes marques et institutions de ce monde à cette « révélation ». Car d’hypocrisie il va (encore) en être question dans ce sujet.
Mettons les choses au clair, aucune réelle preuve n’a été apportée dans le dossier mais ces doutes et allégations relèvent de notoriété publique et sociétale depuis bien avant la mort du Roi de la pop. Elles ne sont en aucun cas ni découvertes ni même précisions, tout le monde était implicitement au courant, sans aucune preuve de culpabilité néanmoins. Mais le documentaire Leaving Nerverlandn’apporte pas non plus de preuves, il ne fait que mettre en lumière ce que l’on « savait » déjà. Il n’apporte donc rien de nouveau. Pourtant, de nombreuses institutions ont ouvertement réagi à ce documentaire. Les producteurs des Simpson ont annoncé avoir retiré de la série l’épisode dans lequel le King avait prêté sa voix, une apparition longtemps niée d’ailleurs. Un choix légitimité par le fait que « cela s’impose comme la seule décision possible. » Le même argument avancé par plusieurs radios québécoises et néo-zélandaises notamment qui ont décidé de ne plus passer ses titres sur leur antenne. Dernière grande décision en date, la marque de luxe Louis Vuitton vient d’effacer les références à MJ dans sa dernière collection, annulant même la production de réserve déjà programmée. Et la liste des marques et institutions dans le même cas est encore longue.
Comment réagir face à de telles réactions? Le fait n’est pas ici de critiquer ou s’attarder sur les décisions en tant que telles (fallait-il censurer MJ ou non?) mais plutôt sur la légitimité que celles-ci peuvent recevoir. Si de telles réactions s’imposent en cas de pédophilie présumée (et donc sur rien de nouveau), pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt? Et qu’on ne vienne pas dire que toutes ces institutions/marques n’étaient pas au courant : comment se pourrait-il que ces allégations aient été implicitement « acceptées » (dans le sens « acceptées comme états de faits ») par la population mondiale mais que toutes ces grandes marques n’en aient jamais ne serait-ce qu’entendu parler? Allons allons, restons sérieux, on nage en pleine hypocrisie, encore une fois. N’ayons pas peur de le dire, toutes ces grandes marques soi disant choquées et révoltées n’ont fait que tenter de surfer sur la vague pour promouvoir leurs produits et leur pseudo éthique. Oh tiens, ça rappelle pas un peu nos partis politiques ça? Quoi qu’il en soit, à chacun de juger qui est le plus « mauvais » entre ceux qui n’ont pas censuré et ceux qui ont censuré pour tenter d’en tirer un profit. Nous, on a déjà notre avis.

Qui de la chèvre ou de Trump sera le moins chèvre?

Cette semaine, la petite ville de Fair Haven dans le Vermont élisait son nouveau maire. Et c’est la chèvre Lincoln (oui, comme l’ex-président) qui l’a emporté, devant de nombreux chiens et chats. Si cette élection peut paraître puérile voire stupide, elle a été organisée pour la bonne cause : une récolte de fonds pour la construction d’un terrain de jeu. Seulement une centaine de dollars ont malheureusement été récoltés pour le terrain de jeu. Lincoln aura, au cours de son mandat d’un an, essentiellement un rôle de représentation lors des différents événements rythmant la vie de Fair Haven comme le Festival des pommes ou la parade du Mémorial Day.
Doit-on vraiment s’étonner de cette élection? Il s’agit quand même des Etats-Unis. Donald Trump doit en tout cas être ravi d’avoir une copine dans la politique. Malgré la faible participation à ce scrutin, c’était une belle initiative pour tenter d’intéresser les enfants à la démocratie locale et à la démocratie tout court. C’est une idée à recycler chez nous si l’on veut tenter d’éduquer intelligemment les enfants à la politique. Comme quoi, les Américains ils n’ont pas que des mauvaises idées.

Des soirées « bunga-bunga » à l’empoisonnement radioactif

Anciennement intouchable, Silvio Berlusconi voit petit à petit l’emprise sur son empire lui échapper à coups de procès répétés mais il n’a certainement pas perdu ses méthodes. Témoin clé des procès contre les fameuses soirées bunga-bunga de l’ex-chef du gouvernement italien, Imane Fadil est décédée en tout début mars, quelques jours seulement après son hospitalisation soudaine. Un décès quelque peu suspicieux qui a forcé les autorités hospitalières à mener l’enquête sur une détérioration aussi rapide de sa santé. Et les résultats des tests procédés sont éloquents : l’ex-mannequin de 33 ans semble avoir été empoisonnée… avec des « substances radioactives qu’il n’est pas possible de trouver normalement dans le commerce » selon le rapport établi. L’avocat de la défunte a par ailleurs déclaré qu’elle lui avait confié, quelques heures avant son hospitalisation d’urgence, « sa crainte d’avoir été empoisonnée. » Lors d’un témoignage en 2012 qui l’avait fait connaître du grand public azuréen, elle avait déclaré avoir reçu une enveloppe de 2000€ pour se rendre aux soirées et avait expliqué avoir assisté à des performances avec « ballet sexy » et strip-tease. Elle devait être entendue dans le cadre du Rubygate dans lequel l’ex-président de l’AC Milan est accusé de subornation de témoin, elle n’en aura pas l’occasion. Inculpé pour avoir acheté des témoins, Silvio Berlusconi semble avoir été encore plus loin pour les faire taire. Aigri de voir son empire s’effondrer et l’étau se refermer autour de lui, l’ex-chef véreux ne parait pas prêt à renoncer aux méthodes qui l’ont conduite au sommet, quitte à user des délits pour lesquels il est poursuivi. Il faudrait peut-être dire à Matteo Salvini, qui aime tant à chercher ceux qui nuisent à sa « grande et belle Italie » dans les bateaux d’étrangers, qu’il trouverait bien plus de gangrène sociale au sein de son propre pays.

Patagonie : la face (bien) visible de l’iceberg

Si tout le monde a vu passer ces photos d’ours polaires à la dérive s’accrocher autant qu’ils peuvent sur un minuscule bloc de glace dérivant seul de l’Arctique, les catastrophes glaciaires touchent également l’Amérique du Sud. Réputées pour leurs immenses glaciers, la Cordillère des Andes et la Patagonie chilienne souffrent en effet d’érosion glaciaire accélérée depuis plusieurs années mais jamais de telles fontes n’avaient encore eu lieu. En l’espace de quinze jours à peine, deux énormes icebergs (de respectivement 8,8 et 6 hectares) se sont détachés du glacier chilien Grey situé sur le lac du même nom. Jamais le laps de temps entre deux événements de telle importance n’avait été aussi court, provoquant un recul de plus de la moitié de ce qui avait été enregistré sur toute la dernière décennie. Les scientifiques spécialisés rappellent que le site a perdu environ deux kilomètres de superficie au cours des 30 dernières années, soit presque autant que sur tout le reste de la période pré-industrielle. Pire encore, une étude de l’ONU affirme que 95% des glaciers chiliens ont reculé en 2018. Une catastrophe inédite aux conséquences terribles puisque l’augmentation des précipitations amplifie la fonte de la glace et augmente le niveau du lac. La perte de glace, quant à elle, réduit la capacité du glacier à réfléchir les rayons du soleil, ce qui accélère le réchauffement climatique mondial. C’est un véritable cercle vicieux qui ne cesse de se renforcer et pour lequel personne ne fait aucun réel effort d’envergure. Si la situation urgentissime de l’Amazonie, poumon de la planète, commence enfin à être connu de tous, celle tout aussi catastrophique des glaciers, régulateurs thermiques de la Terre, reste bien trop oubliée. Décimée dans ses forêts comme dans ses sommets, l’Amérique du Sud se voit à nouveau pillée de ses trésors. Mais cette fois, c’est l’humanité entière qui risque d’en payer le prix.

Journa’Lîdje

2 Replies to “Revue de la semaine (hors série)”

  1. De l’Italie à la Patagonie en passant par la Serbie et les curés, il faut oser et ça m’intéresse! J’attends la prochaine livrée avec impatience,

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