Revue de la semaine #12

Revue de la semaine #12

Chronique hebdomadaire, la Revue de la semaine aura pour but de revenir sur certains sujets de la semaine écoulée, non pas en en listant la simple neutralité d’information mais en y apportant un point de vue, une critique ou une approche de réflexion. Entre une et trois informations seront sélectionnées par jour afin d’en livrer une courte analyse sans encombrer une chronique qui se veut directe. La volonté de la rédaction est d’amener chaque sujet à être traité et lu comme une brève.

Lundi

Des vélos contre des panneaux publicitaires
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En région bruxelloise, une bonne nouvelle était annoncée pour l’été prochain : JC Decaux, qui gère le système des vélos partagés dans la région, va transformer un tiers de ceux-ci pour les transformer en Villos, des vélos électriques. De quoi ravir cyclistes et mobilité douce. Cependant, cet accord avait été accepté en échange d’une autre transformation, celle d’un tiers de ses panneaux publicitaires classiques en panneaux numériques. Six communes bruxelloises en avaient pourtant rendu un avis négatif.
Que ce soit pour une raison écologique ou de sécurité routière, les panneaux n’ont pas une grande réputation auprès de certains. Parmi ses principaux inconvénients, on notera leur consommation excessive d’énergie et la distraction qu’elle peut occasionner aux conducteurs, provoquant embouteillages quand ce n’est pas accidents. Yves Rouyet, échevin Écolo de l’urbanisme déplore également la prolifération des écrans qui ne doit pas encore s’accentuer dans les rues. En matière énergétique pure, une étude avait démontré qu’un panneau publicitaire numérique consommait autant en énergie que trois ménages belges. Le refus d’Ixelles quant à l’installation de 28 panneaux énergivores est dès lors tout à fait compréhensible — ils consommeraient autant que 84 ménages.
Pour expliquer que de tels panneaux puissent être mis en place, Jacques Gobert, président de l’Union des Villes et Communes de Wallonie, pointe l’aspect financier comme principal facteur : « Les communes taxent également les panneaux publicitaires et ce serait donc un manque à gagner que les communes devraient subir. […] cela peut vite se chiffrer à des centaines de milliers d’euros pour les grandes villes. »
Alors que certaines communes bruxelloises se sont opposés à l’accord, plusieurs de ces nouveaux panneaux ont fleuri en Wallonie. Aurons-nous finalement droit à des vélos électriques sans panneaux énergivores à Bruxelles? La question reste, malheureusement, encore en suspens!

Mardi

Après le « Ring for sex », voici le très sérieux « Push for sex »

Vous avez surement déjà vu, dans un magasin de bricoles ou une enseigne de souvenirs en vacances, ces petites cloches peintes en rouge sur lesquelles il est inscrit « Ring for sex » (il en existe d’ailleurs plusieurs variantes). Plutôt décalés, ces objets ne se prennent pas au sérieux et relèvent plus du cadeau un peu humoristique mais l’entreprise Kickstarter a décidé d’aller plus loin en lançant LoveSync. Le principe est le même, sauf qu’il coûte 60€ et se revendique de la génération technologie.
Dans les faits, il s’agit d’un « bouton sexuel », que les deux partenaires possèdent, qui doit permettre aux aimants de se retrouver plus souvent au lit. En effet, on peut lire dans son descriptif qu’il « destiné aux couples qui veulent augmenter leur fréquence de rapport sexuel. » Il s’adresse particulièrement aux timides et autres qui ne savent pas le demander. Mais comment ça marche? Les boutons marchent par paire et chaque partenaire en dispose d’un qu’il actionne lorsqu’il ressent un début d’envie. La stimulation provient au bouton de son partenaire qui peut y répondre positivement de la même manière ou signifier son refus en le gardant enfoncé plus de quatre secondes. Si les deux aimants trouvent un accord, leurs boutons produiront une lueur étincelante.
Pas encore officiellement sur le marché, le nouveau produit de Kickstarter mais n’en est pas moins imminent (août 2019). Alors, de deux choses l’une : 60€ c’est un scandale quand on sait qu’un tel dispositif fonctionne de la même manière qu’on pourrait le faire avec les deux clochettes rouges (entre 1,5€ et 2€ pièce), et au pire on peut aussi simplement le demander ou en parler à son/sa partenaire. La communication est sans doute ce qu’il y a de plus humain dans l’humanité, ne la remplaçons pas stupidement.
Bref, si vous voulez gonfler votre vie sexuelle, parlez-en avec votre moitié, achetez deux clochettes si vous êtes trop timides pour le demander ou que le principe vous amuse/plaît, mais ne lâchez surtout pas 60€ pour une bêtise pareille. LoveSync est la preuve « vivante » des dérives que peut prendre un afflux de technologie. Ce genre de technologie ne sert à rien, si ce n’est réduire ce qui fait notre humanité. Ne devenons pas esclaves de ce que nous créons et gardons notre liberté d’esprit.

La Belgique, cet état pro-énergies fossiles

Selon une étude de Climact réalisée pour le WWF, les autorités belges accordent presque 3 milliards d’euros par an de subsides pour les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon). La Belgique accorderait également plus d’argent aux voitures de sociétés qu’aux transports en commun: « les autorités publiques ne dépensent que 94€ par mois pour les usagers des transports en commun ».
Le WWF pointe là un « déséquilibre inacceptable » puisque le rapport comptabilise 493€ par mois de subsides pour les 13% des ménages belges détenteurs d’une voiture de société, soit un total de 625.000 voitures. Ce déséquilibre pose question sur les priorités des autorités publiques. Pour un pays qui veut se lancer dans une justice climatique, il serait sans doute important de s’interroger sur la somme plus qu’énorme dépensée dans les énergies fossiles, mais également sur la mobilité douce qui semble délaissée au profit de voitures de société. La Belgique fait croire qu’elle veut changer écologiquement mais elle continue à valoriser les énergies fossiles et le secteur automobile, belle preuve d’hypocrisie.
Quand des jeunes manifestent en rue chaque semaine pour des solutions concrètes, il serait de bon ton de revoir certains financements à la baisse et de s’intéresser un minimum aux revendications de sa population. N’est-ce pas là le seul et vrai rôle d’un parti politique et d’un Etat?

Mercredi

Le Monstre du Loch Ness en danger critique d’extinction

La nouvelle d’une nouvelle (oui c’est fait exprès) extinction animale fait froid dans le dos, surtout lorsqu’elle concerne une référence dans le monde animal, un symbole revendiqué par une partie de la population mondiale : le Monstre du Loch Ness pourrait disparaître. Sa survie, déjà pas évidente dans ce simple lac, pourrait être menacée par la construction d’une centrale hydroélectrique.
Pour ce projet, un barrage hydraulique devrait être construit sur le Loch Ness afin de dévier et acheminer l’eau du lac vers un système de production d’électricité. Pour faire fonctionner toute cette installation, le projet envisage d’utiliser l’énergie éolienne recueillie par un champ de celles-ci mis en place dans les environs. En pompant l’eau du lac, la centrale permettrait de la transformer en électricité capable d’alimenter près de 400.000 foyers.
Les habitants de la région se sont opposés à la tenue de ce projet car ils craignent pour leur sécurité. La région du Loch Ness est en effet située sur une faille géologique qui serait mise à mal par de tels travaux en profondeur. Ils redoutent principalement une recrudescence de tremblements de terre ainsi qu’une perte dangereuse pour le tourisme, une augmentation du bruit et un trafic plus dense. Mais personne donc ne pense à ce pauvre Monstre du Loch Ness qui n’a rien demandé à personne et qui serait la principale victime de cette installation? Heureusement, les messages de soutien commencent à se multiplier sur les réseaux sociaux, où les défenseurs de l’animal rappellent qu’il « pourrait être entraîné par les turbines de l’usine », enfin des gens qui se soucient un peu des autres!
Plus sérieusement, le sujet divise très fortement la région qui chercher une solution pour améliorer sa couverture électrique. Elle se retrouve pour l’instant complètement bloquée entre les exigences de projets porteurs et les refus catégoriques d’une population qui craint pour sa santé et sa vie. Une solution pourrait faire la synthèse des deux points de vue : puisque le projet voulait développer une certaine présence éolienne pour subvenir aux besoins de la centrale, pourquoi ne pas développer cette production éolienne directement pour les habitants? Affaire à suivre donc.

Le Bangladesh bloque 20 000 sites porno…

Les autorités bangladaises ont bloqué près de 20 000 sites porno dans le cadre d’une « guerre » contre la pornographie. Mais le blocage est-il vraiment la solution? Pas sûr. En effet, la création de sites alternatifs ou miroirs sera monnaie courante, ne réglant donc pas le problème.
Mais la vraie question à se poser est : n’est-il pas mieux que les mecs se masturbent et assouvissent leurs envies, leurs passions sur des sites plutôt que sur des femmes? N’y a-t-il pas une autre manière plus efficace de lutter contre la pornographie malsaine comme la création d’une campagne de publicité, la prévention dans les écoles ou le retrait de ces vidéos singulières?
Le Bangladesh représente 90 millions d’internautes et les noms d’actrices porno y dominent régulièrement la liste des termes les plus populaires dans les moteurs de recherche. Un simple blocage ne sera donc pas suffisant pour empêcher les internautes d’assouvir leurs envies. Si il est important de réguler les contenus pornographiques en ligne qui pourraient se retrouver dans les mains de jeunes enfants ou adolescents, il faut trouver une autre manière de le faire qu’un simple filtrage naïf.

Jeudi

Le Botswana proche d’un désastre!

Le pays a confirmé son intention de légaliser la chasse aux animaux sauvages sur son territoire qui abrite près de 135 000 éléphants, soit la plus grande population africaine d’éléphants. A l’heure actuelle, de nombreuses espèces d’animaux sauvages sont menacées d’extinction et savoir que le Botswana remet sur la table un débat comme la chasse aux animaux sauvages, ça fait froid dans le dos.
Le gouvernement avait chargé un comité de se prononcer sur la levée éventuelle de la chasse, en vigueur depuis 2014. Dans le rapport du comité, on peut découvrir deux recommandations qui glacent le sang : la levée de l’interdiction de la chasse et l’introduction de l’abattage régulier mais limité d’éléphants. Comme l’impression d’être dans un cauchemar, comment peut-on reculer à ce point dans une mesure qui n’a été prise qu’en 2014 ?
Heureusement, les deux recommandations doivent encore être débattues au sein du gouvernement avant d’être adoptées mais difficile de ne pas craindre le pire! Si le gouvernement venait à accepter de légaliser à nouveau la chasse, cela serait un immense pas en arrière en matière de protection de la faune sauvage.
Ce qui est étonnant, c’est que le Botswana n’a rien a gagné en légalisant la chasse. Coincé entre la Zambie et l’Afrique du sud, ce pays est devenu un sanctuaire très prisé des safaris haut de gammes. Ces derniers sont même le moteur de son économie. De plus, les diamants et le tourisme forment la structure presque exclusive l’économie du pays. Il est donc impensable que le gouvernement puisse accepter cette légalisation de la chasse car elle pourrait faire des dégâts importants dans l’industrie touristique du pays. Enfin, rien n’étonnerait vraiment, à l’heure où des murs se créent pour repousser les migrants…

Staline s’implante en Scandinavie

Joseph Staline, dirigeant autoritaire de la plus grande partie de l’historie de l’URSS, est bel et bien mort, mais ces crabes ne cessent de se développer. Introduits en Europe, et plus spécifiquement dans la Mer de Barents aux larges de la Norvège, par l’URSS dans les années 1960, les crabes royaux du Kamtchatka, aussi appelés « crabes de Staline » ont envahi aujourd’hui les mers nordiques.
Ces crabes géants, pouvant atteindre deux mètres d’envergure et peser près de 15 kilos, avaient été importés pour venir en aide aux populations pauvres en gonflant les stocks et ressources des pêcheurs norvégiens, alors encore « colonie » de l’URSS. Mais la Mer de Barents n’est pas l’océan Pacifique, région d’où proviennent ces crabes voraces et où il est chassé par le poisson-loup, et ne recouvre aucun prédateur à son nouveau locataire. Résultat, l’écosystème marin entier de la région est bousculé et mis à mal : les infiltrés russes dévorent la quasi totalité de la faune marine, détruisent milliers de coraux sur leur passage et se reproduisent démesurément (les femelles peuvent pondre jusqu’à 300.000 oeufs annuellement). Selon les calculs des experts, il y aurait actuellement 13 millions de crabes du Kamtchatka dans la région. Ils n’étaient que 13 à avoir survécus à l’importation du premier voyage.
La situation est plus que catastrophique pour l’équilibre et la diversité du sol maritime scandinave. Une situation d’autant plus tracassante que la population de crabes de Staline ne cesse de se déplacer vers l’Ouest, a commencé à contourner la Norvège et pourrait attendre la Mer du Nord puis la Manche si on ne stoppe pas leur avancée. Pourtant, les gouvernements norvégiens et russes ont décidé de préserver cette espèce au lieu de l’éradiquer ou d’en diminuer le nombre. Surnommée « l’or rouge », la chair de ce crabe du Pacifique est en effet très demandée et revient aux alentours de 60€/kg. Les deux pays se sont donc mis d’accord puis associés afin de faire fructifier ce marché, limitant même la capture des femelles pour favoriser la prolifération de l’espèce. Entre catastrophe animale et ressource inestimée, le jugement des crabes du Kamtchatka n’est pas encore tranché et sa situation risque encore de poser problème dans les années à venir. Quand l’appât du gain est plus fort que le gain de l’appât (ou l’« a plus » dans ce cas ci), il n’y a plus grand chose à faire.

Vendredi

Les dons par Bitcoin, c’est désormais possible en Belgique

Mimosa, association engagée dans la coopération au développement et à la lutte pour l’accès aux soins de santé de qualité pour tous, est désormais la première ONG belge à accepter les donations en Bitcoin, mais aussi en autres crypto-monnaies. Elle motive son choix par sa conviction que l’introduction des dons en Bitcoin représente un moyen de promotion et d’innovation dans le secteur des associations et des récolteurs de fonds. Elle entend également pouvoir lutter pour combler le fossé entre développement et numérisation en Belgique et s’adresser à un public plus jeune.
On sait l’importance qu’ont pris les crypto-monnaies ces dernières années et les investissements qui y sont consacrés pour les transformer en véritable monnaie alternative. D’abord un peu chancelantes, elles ont pris en assurance et en solidité et s’affirment de plus en plus. Si l’on considère les avantages des crypto-monnaies, que Mimosa met d’ailleurs en avant sur leur site pour expliquer leur choix, cette décision va permettre d’ouvrir la collecte de dons à des « innovations majeures via la technologie des ‘contrats intelligents’ » mais aussi permettre d’« envoyer rapidement de grosses sommes d’argent partout dans le monde en cas de besoin. » C’est aussi permettre à un public pas spécialement habitué aux manières traditionnelles, voire stricto sensu,de faire des dons de pouvoir s’y essayer depuis son élément.
Il est de toute façon clair qu’ouvrir la possibilité de dons au Bitcoin ne peut qu’apporter plus que cela ne desservirait : au mieux, l’intérêt et les investissements suivront, au pire il n’y aura pas de dons supplémentaires aux dons traditionnels. On se retrouve donc face à une situation de « soit on gagne, soit on ne perd rien » qu’il est facile de trancher. On verra avec le temps si l’ouverture au Bitcoin aura eu l’effet escompté mais l’initiative se doit être soulignée.

Samedi

Nos vacances sont-elles dignes de se retrouver sur Instagram?

Une étude réalisée par le géant de l’hébergement Booking.com révèle la pression qu’exerce les réseaux sociaux sur le choix des vacances. Au fil des années, ils ont imposé de nouvelles questions et de nouveaux comportements aux voyageurs qui veulent exhiber leur séjour.
Il est grand temps de se poser les bonnes questions! Certains ne choisissent même plus leurs vacances pour du plaisir mais en fonction de leur côté instagrammable, c’est du grand n’importe quoi. Mais ça prouve surtout que les réseaux sociaux ont une place ultra importante dans notre vie, qu’ils ne laissent personne indifférent. Le hic de l’étude révèle que cette pression des réseaux sociaux pousse certains (11%) à mentir et déclarer avoir séjourné dans un hôtel qu’ils n’ont en fait pas fréquenté. Là, il faut s’arrêter quelques instants c’est qu’en plus de choisir une destination instagrammable sans se soucier du plaisir des vacances, certains mentent pour paraître plus « cool » sur les réseaux sociaux et montrer qu’ils ont fréquenté un bel hôtel.
Sincèrement, ça va trop loin! Les réseaux sociaux sont un très bel outil mais pour ce genre de dérive, ça devient du n’importe quoi. Quelle sera la prochaine étape, on choisira des toilettes en fonction de leur côté instagrammable? Chers lecteurs, profitez de vos vacances au maximum sans chercher à les rendre photogéniques à tout prix. Les vacances doivent avant tout procurer du plaisir, un plaisir réel qui nous aide à lâcher prise sans se préoccuper de ce qui nous entoure. Pour moi, les vacances c’est ça! Des vacances que l’on ne fait que prendre en photo ne font pas lâcher prise, ce ne sont pas de vraies vacances.

Dimanche

Désertions sur désertions, Maduro perd lentement son dernier allié

En crise profonde depuis 2015 et au bord de la faillite depuis plusieurs mois, le Venezuela vit actuellement des moments difficiles. Le président élu, car l’opposition n’a pas pu se présenter aux élections, Nicolas Maduro est fortement remis en question et l’opposant Juan Guaido s’est autoproclamé président, soutenu et reconnu par une masse de pays américains et européens. Depuis, il tente d’organiser l’entrée d’une aide humanitaire, américaine notamment, qui s’amoncèle devant les frontières bloquées par les forces de l’ordre à la guilde de Maduro.
Au fil des semaines, les soutiens se sont décuplés pour le jeune Juan Guaido et Nicolas Maduro s’est retrouvé de plus en plus seul. Accusé d’être un « mauvais dirigeant rêvant de devenir dictateur », il a progressivement perdu tous ses alliés, à l’exception des forces de l’ordre, et principalement de l’armée, qui lui sont restées fidèles (merci les pots-de-vins). Mais depuis que Guaido a franchi la frontière colombienne, pour aider à l’organisation de l’aide humanitaire, et menacé d’en forcer l’entrée des vivres, la donne a changé. Le soutien est moins indéfectible du côté des forces de sécurité et le discours du jeune opposant, les appelant à ne « pas se battre contre des concitoyens, des voisins, qui meurent de et dans la même situation que vous », semble avoir touché sa cible. Postée aux frontières mêmes avec la Colombie et le Brésil, l’armée a perdu des hommes au combat de l’autoritarisme pour rejoindre celui de la lutte sociale et de l’opposition.
En un week-end, le service des migrations de Colombie a annoncé avoir « reçu un peu plus d’une centaine de membres des forces armées du Venezuela, qui sont sortis de leur pays, fuyant la dictature » et rejoignant la lutte humanitaire. Voyant que les choses changent, Juan Guaido a promis l’amnistie aux membres des forces de sécurité qui « rompraient avec le gouvernement Maduro » et appelé à une désescalade de la violence. Le Venezuela compte plus de 350.000 membres des forces de sécurité et pas moins d’1,6 millions de miliciens civils, engagés par Maduro. Ce puissant pouvoir, le seul qu’il reste au président « élu », semble tout doucement changer de camp, condamnant dès lors Nicolas Maduro si la situation continuait d’abonder en ce sens. Une situation que l’on espère tous au vu de l’urgence sociale, économique et humanitaire des 30 millions de Vénézuéliens.

Journa’Lîdje

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