La Revue de la Semaine #10

La Revue de la Semaine #10


Chronique hebdomadaire, la Revue de la semaine aura pour but de revenir sur certains sujets de la semaine écoulée, non pas en en listant la simple neutralité d’information mais en y apportant un point de vue, une critique ou une approche de réflexion. Entre une et trois informations seront sélectionnées par jour afin d’en livrer une courte analyse sans encombrer une chronique qui se veut directe. La volonté de la rédaction est d’amener chaque sujet à être traité et lu comme une brève.

Lundi
Le plastique : on en abuse, les baleines en meurent

Ce lundi, une baleine a été retrouvée morte sur une plage indonésienne avec 6 kilos de plastique dans l’estomac. Non mais Allô quoi, c’est une baleine et elle meurt avec 6 kilos de plastique dans son estomac? Plus de 1000 morceaux de plastique, dont 115 tasses, 25 sacs, quatre bouteilles et deux Tongs, ont été retrouvés à l’intérieur de son organisme. Quand est-ce que l’humain va prendre conscience qu’il doit drastiquement diminuer sa consommation de plastique et privilégier les éléments durables? Difficile à dire, mais il serait grand temps de réagir.
Le plastique fait des dégâts souvent irréversibles : « L’ingestion de plastique peut notamment donner aux baleines un faux sentiment de satiété, les incitant à manger moins d’aliments qui fournissent les nutriments dont elles ont besoin« , a notamment déclaré Nicholas Mallos, directeur du programme Trash Free Seas chez Ocean Conservancy. La consommation de plastique peut aussi réduire l’énergie et la vitesse, rendant les baleines plus vulnérables aux prédateurs. M. Mallos a déclaré que plus de 800 espèces d’animaux marins sont sensibles aux quelques 8,8 millions de tonnes de plastique rejetées chaque année dans l’océan. Les plastiques peuvent piéger les animaux, les amener quelques fois à la noyade ou percer leur système digestif après avoir été avalés.
Le plastique est très néfaste pour les animaux marins, il est indispensable de réduire notre consommation, ou en tout cas de trouver des solutions ambitieuses et durables pour la réduire considérablement. S’il vous plait, Bougeons! Tous ensemble pour éviter de pourrir nos mers et océans avec du plastique (ou toute autre merde d’ailleurs). Ils ne nous ont rien demandé, alors protégeons-les. Si nous n’intervenons pas, la quantité de plastique encombrant les océans de la Terre aura triplé d’ici 10 ans. Une preuve qu’il 
faut agir ou plutôt réagir avant qu’il ne soit trop tard…

Mardi
« Trick or Child » en Afghanistan

Si les situations de la Somalie et du Yémen sont (enfin) connues de tous, la famine frappe tout aussi durement l’Afghanistan à la suite d’une sécheresse sans précédent qui décime le pays tout entier. La quasi totalité du pays est, de plus, profondément endettée et ce nouveau fléau ne va certainement pas les aider à renflouer leurs caisses. Plus de 80% des ménages étaient endettés avant même l’arrivée de la sécheresse et comptaient rembourser leurs dettes avec les récoltes mais s’en sont retrouvés incapables à cause du manque de pluie et de neige l’hiver dernier. Privé de ses récoltes, l’Afghanistan voit, en plus, sa population sans le sou pour acheter le peu de nourriture présent au pays. Certains tentent alors le tout pour le tout et l’ONU a dénombré de nombreuses ventes et mariages d’enfants lors des quatre derniers mois.
Si le mariage des enfants est une sorte de norme sociale et culturelle bien enracinée au pays (avec plus ou moins 35% de la population la pratiquant), on parle ici de ventes ou mariages massifs d’enfants âgés d’un mois à seize ans, une situation alarmante pour les autorités. Présents à Genève, des membres de la société civile afghane ont exposé l’urgence à laquelle fait face le pays, expliquant que « les gens ont désespérément besoin d’aide, particulièrement de nourriture. » Les Nations Unies ont annoncé avoir mené un « pont aérien » pour acheminer du matériel et des vivres pour les quelques 250 000 personnes déplacées par la sécheresse.
La réaction de l’ONU est un premier pas important mais il faut appuyer encore la lutte contre les différentes famines qui frappent de nombreux pays du globe. L’Afghanistan est le troisième d’entre eux à recevoir les spots de la couverture médiatique mais combien d’autres peuples meurent de faim, de pauvreté, de guerre sans jamais qu’un seul média n’en parle? Il est également plus que temps que les hautes instances des Nations Unies se penchent davantage sur les souffrances dans les pays en difficulté : entre famines, violences, tortures et corruption, combien meurent en silence pendant qu’ici on fait beaucoup de bruit pour 40 centimes de plus?…

Mercredi
Interdiction de la publicité pour Jupiler dans le foot?
C’est la ministre wallonne de la santé, Alda Gréoli, qui lance le débat. Comme principal argument, la ministre défend notre responsabilité sociétale en affirmant que « la santé de la population, c’est l’affaire de tous. » Mais Madame Gréoli, soyez un peu réaliste! Proposer l’interdiction de la publicité de l’alcool dans le sport quand notre principal championnat de football est dénommé « Jupiler Pro League » c’est pas un peu ridicule? Puis d’accord, on supprime la publicité du sponsor principal et quoi, il accepte évidemment de rester sponsor sans percevoir de publicité c’est bien ça? Mais bon, accordons que, théoriquement, ce soit possible, quelle est la prochaine étape? Vous voudriez interdire la publicité pour l’alcool dans le sport mais que faites-vous des paris sportifs qui gangrènent le sport dans tous ses recoins? Ah, mais j’oubliais, les paris sportifs rapportent énormément d’argent et, en plus, on peut détourner (et même truquer des matchs) comme on veut. Oups, la réflexion est lâchée…
Rappelons également qu’il est inutile et ridicule de vouloir interdire la publicité pour l’alcool dans le cadre des prestations sportives mais de les garder tout le reste du temps. Ce n’est pas non plus en en interdisant la publicité que la consommation d’alcool diminuera au taux recommandé, vous voulez faire des actions concrètes dans la lutte contre la trop grande consommation d’alcool? Taxez fortement les boissons alcoolisées pour en dissuader les consommateurs ou ne faites rien, mais interdire la publicité pour de la bière autour des événements sportifs c’est mettre du sparadrap sur une jambe de bois.
À ce rythme là, on nous supprimera peut-être bientôt la Croky Cup parce que c’est un nom de chips et que la publicité bah au final c’est pas top top. Allons, restons sérieux quelques instants, battons nous pour de réelles mesures et mettons notre énergie dans de réels engagements. S’engager c’est s’engager intelligemment, pas juste pour dire de s’engager.

Ne Praet(ez) pas vos magouilles à Ecolo
Campagne de désinformation, mise sous tutelle de la liberté de conscience, propagande anti-Ecolo, tentative d’ingérence politique,… les termes sont nombreux pour qualifier le jeu tant scandaleux que dangereux que tentent de jouer les partis traditionnels suite à l’éviction de la chroniqueuse d’RTL Emmanuelle Praet. Agacée par ce désormais trop habituel bashing, la co-présidente d’Ecolo Zakia Khattabi est montée au front ce mercredi pour dénoncer des pratiques puantes et perverses.

Ni Ecolo ni sa co-présidente n’ont demandé une seule fois le licenciement d’Emmanuelle Praet (seul un simple tweet demandant à RTL de corriger les propos de la chroniqueuse a été posté), une information confirmée par la chaîne dans un communiqué de presse qui explique qu’elle avait franchi une ligne rouge malgré de nombreux avertissements préalables. En incitant ses téléspectateurs à voter « contre » Ecolo aux élections législatives de mai prochain, la chroniqueuse a joué le jeu des grands partis, embourbés dans un ras-le-bol électoral et conscients de la montée en grade du parti et des idéaux écologiques au sein de la société. Et quand on a peur de perdre sa place, on est prêt à tout pour la garder, même à faire de l’urgence climatique et du mécontentement citoyen « un vulgaire enjeu électoral. » Il faut réellement s’inquiéter des démarches actuelles des grands partis, qui relèguent la lutte écologique au rang d’ineptie électorale pour en noyer les revendications. Par leurs actions récentes, ils tentent de mettre en place une dictature de la pensée qui verrait les acteurs écologiques (politiciens mais également citoyens) comme absurdes, avides de pouvoir et entièrement utopiques : « plutôt que de dire qu’ils ont compris le résultats du 14 octobre [ndlr: élections communales et provinciales], ils pensent qu’il faut tuer Ecolo avant mai 2019. » Ce bashing et le désormais récurrent argument d’une écologie punitive « montre[nt] qu’ils n’ont rien compris à la réponse qu’il faut apporter à la crise climatique » et qu’ils ne sont (absolument) pas capables d’assumer les défis futurs auxquels seront exposés le pays et sa population. Zakia Khattabi rappelle enfin qu’elle ne laissera pas « insulter ni l’intelligence ni la conscience de l’urgence climatique de [ses] militants et de [ses] électeurs. »
Les actions récentes entreprises par les partis traditionnels démontrent non seulement leur peur de perdre le pouvoir (rappelons quand même que le but d’un parti politique est de servir les intérêts du peuple et non pas de vouloir détenir ni garder le pouvoir) mais également l’aveu implicite de leur incapacité à gérer les défis futurs du pays (sinon ils n’auraient pas peur de risquer de perdre le pouvoir, si ils en étaient capables ils ne seraient pas remis en question). Mais plus encore, au lieu d’accepter les revendications de la population (et principalement de la tranche des « nouveaux électeurs », notre génération, celle qui doit se battre pour les enjeux futurs) et de collaborer en vue d’un programme commun oeuvrant dans la direction du progrès, ils préfèrent tuer dans l’oeuf les convictions qui ressortent des dernières élections. Ils n’en ont rien à faire des résultats, ils n’en ont rien à faire de notre avis, ils n’en ont rien à faire de nos idéaux. Et si nous commençons à devenir trop dangereux pour nous, ils nous réduisent au silence, nous décrédibilisent. Dictature de la pensée disions-nous? Parce que c’est exactement de cela qu’il s’agit. Ne nous laissons pas endormir par les résultats satisfaisants de la « révolte électorale » du 14 octobre, il faut surtout continuer et appuyer encore ce constat d’insatisfaction et cette volonté de changement! Il est temps de faire entendre notre voix, notre avis et nos idéaux, sinon il sera trop tard et la soupape se reposera à nouveau sur les mêmes bases que nous réfutons, encore et toujours.

Jeudi
Le poisson, de comestible à combustible
Depuis le nombre d’années où le sujet climatique est sur la table, tout le monde est censé le savoir mais nous rappelons que les émissions polluantes ne sont pas l’exclusivité du secteur automobile puisque ses pendants maritimes et aériens notamment participent également activement au réchauffement climatique. Le problème est exposé depuis un certain temps maintenant mais personne ne semblait bouger au sein de la voie aquatique, jusqu’à ce qu’Hurtigruten, une société norvégienne (oh tiens, encore un pays nordique), ne mette en place un nouveau système de propulsion à base de restes de poissons. Pour remplacer le polluant fioul habituel, les déchets de l’industrie de la pêche seront mélangés à d’autres déchets organiques, qui pourront maintenant également servir aux navires.

 Le réseau fluvial et maritime vit actuellement une sévère remise en question en raison de son impact écologique et climatique, surtout en Europe. Lundi, la justice française a poursuivi et condamnée une compagnie de croisière et son capitaine pour la première fois. Le capitaine de l’Azura, exploité par le leader mondial Carnival, devra s’acquitter avec sa maison mère de la somme de 100 000€ d’amende pour l’utilisation de fioul trop polluant. Lorsque l’on pense que l’on songe qu’un navire fonctionnant au fioul émet quotidiennement autant de particules fines qu’un million de voitures (selon une récente étude allemande), imaginez seulement ce que rejette du fioul « trop polluant ». D’ici 2026, la Norvège compte avoir appliqué une réalité de « zéro émission » pour les bâtiments de croisière et les ferries.
À l’heure où le secteur maritime, et principalement de la croisière (la Norvège en vit en partie grâce au tourisme de ses fjords), est vivement pointé du doigt pour son empreinte carbone et climatique et son interférence sur la qualité de l’air, de telles initiatives doivent être soulignées. Profondément progressiste, elle ne punit pas mais prévient et n’hésite pas à investir pour les causes justes. En avance en matière d’écologie, les pays nordiques trouvent toujours le moyen d’innover pour répondre à une problématique et devraient bien plus souvent non plus servir d’exemples mais être pris en exemples : finis de parler, il faut maintenant agir!

Vendredi
En Belgique, des effets du réchauffement climatique sont déjà perceptibles 

Vagues de chaleur plus fréquentes, augmentation du niveau de la mer, précipitations plus abondantes… En Belgique, le réchauffement climatique a déjà commencé à produire ses effets, avec des impacts divers sur de nombreux secteurs tels que la santé, la biodiversité, la pêche ou encore l’énergie.
Selon l’Institut Royal Météorologique (IRM), la température ne cesse de croître en Belgique depuis le 19ème siècle. Ce qui prouve bien que le pays doit se bouger et bousculer ses habitudes pour réduire au maximum les effets du réchauffement climatique. Tous les secteurs sont concernés : la mer a reconquis près de 10 centimètres de terre depuis les années 1970, la biodiversité est aussi en souffrance, la distribution importante de poissons comme la sole, la plie ou le cabillaud pour la Belgique est également affectée négativement… Des situations qui laissent penser que si le citoyen n’agit pas, il affrontera de très gros changements climatiques pouvant bouleverser son mode de vie, voire réduire significativement son espérance de vie. Une situation qui ne peut plus durer et qui doit impérativement se résorber.
Mais de tels changements ne peuvent avoir lieu sans la classe politique qui reste celle qui impose les normes et les lois. Malheureusement, une grande majorité de celle-ci semble aussi peu sensible à la problématique climatique qu’à la couleur des pirogues en Amazonie et c’est un problème. Pour réussir à faire bouger cette partie amorphe, il faut se mobiliser, réclamer, crier sa colère et ses revendications, il faut se faire entendre. Il paraît fou de prétendre que ce sont désormais aux citoyens de responsabiliser les politiciens, mais c’est pourtant exactement dans cette situation que l’on se trouve. La classe politique élue est censée servir les intérêts du peuple et elle ne le fait clairement pas en matière de politique environnementale. Alors, bougeons-nous pour un monde climatique meilleur et de réelles réformes. Et cela, nous sommes les seuls à pouvoir le réaliser…

Samedi
On change de nom et hop, on oublie et on recommence

© Enodia

Publifin, Nethys, Stéphane Moreau, ça vous parle j’imagine, oui? Bah vous pouvez oublier, l’intercommunale liégeoise n’existe plus. Enfin « n’existe plus » parce que son assemblée générale vient officiellement de prononcer le changement de nom pour devenir Enodia, référence à une déesse grecque et à un papillon. Des références succulentes lorsque l’on sait qu’Enodia est la représentation d’Hécate, déesse de la lune noire, de la mort et du carrefour entre ciel, terre et enfer dans la mythologie grecque, symbole peut-être de Publifin comme lune noire et mort de la démocratie et comme carrefour entre détournement d’argent public, ingérence politico-médiatique et immunité judiciaire? Pour la référence animale, on touche aussi une signification des plus sublimes puisqu’il s’agit d’un papillon de la famille des satyres, politiques on imagine.
Plus sérieusement, la filiale de Nethys tente de changer d’image et a annoncé la modification du conseil d’administration et le départ de certains membres. Evidemment, le discours exprime ces changements par la volonté de tourner la page des « affaires », de redorer la face de l’intercommunale et de ne pas la restreindre à ces scandales. Sauf qu’en s’intéressant ne serait-ce qu’aux réalités des membres partants, on se rend tout de suite compte qu’il ne s’agit encore que de pipeau : ils n’ont tout simplement pas été réélus et en octobre et ne peuvent donc plus siéger au conseil d’administration, c’est la seule raison de leur départ. D’ailleurs, le joli visage d’Enodia valse déjà en ruines puisque nombre d’entre eux ne se sont pas rendus à cette assemblée générale, un absentéisme presté qui était justement un des principaux reproches faits à l’intercommunale, dès l’officialisation des volontés de changement c’est du pur génie! Cet absentéisme a, en plus, rendu impossible la cooptation des nouveaux élus puisque la règle de quorum (présence des 2/3 des membres) n’était pas respectée, du génie on vous dit…
Bref, il est au final difficile de ne pas sentir arriver ce qui arrive toujours : on est pris en flagrant délit, on s’excuse, on change de nom, c’est oublié et on peut recommencer sans jamais être inquiété. On sent de toute façon que nos critiques ne serviront à rien et que les scandales ne suffisent pas, les réseaux mis en place sont beaucoup trop implantés que pour être bougés aussi facilement. Le grand jeu des chaises musicales et la traditionnelle hypocrisie ont commencé depuis le 14 octobre dans tout le pays : on bouge juste les acteurs, on change juste les noms, mais on garde toujours la main. Une main mise d’autant plus renforcée si les électeurs continuent de voter perpétuellement pour les mêmes personnes, malgré les mensonges, malgré les preuves, malgré les scandales,… Un pion du grand échiquier politique est peut-être tombé (et l’on doit s’en féliciter) mais le réseau face à nous, citoyens floués, possède toujours plusieurs dames d’avance. Inéluctablement, la toile se tisse et continuera de se tisser, à nous de trouver l’insecticide.

Dimanche
Courtrai : des actes racistes non sanctionnés

Encore une fois, les sanctions ne sont pas tombées! Le KV Courtrai ne sera pas sanctionné pour les actes et cris racistes de ses supporters à l’encontre des joueurs du Standard Paul-José Mpoku et Christian Luyindama lors du match du 11 novembre. Après le match, les deux joueurs d’origine africaine avaient expliqué avoir été victimes de comportements racistes d’une partie du public local. Quelle honte!, et ce n’est pas fini… Rappelez vous que nous vous parlions des problèmes de la justice la semaine passée, on en tient à nouveau une belle : le parquet de l’Union belge de football (URBSFA) a transmis le dossier à la mauvaise commission de discipline… À ce niveau là, est-ce de la réelle incompétence ou une volonté du parquet de noyer l’affaire? La question mérite d’être posée tant l’erreur stupide paraît grosse.
Une chose est sûre, le parquet de l’Union belge ne prend une nouvelle fois pas ses responsabilités et ne sanctionne pas. Comment voulez-vous que les supporters ne commettent plus ces actes si le club n’est pas sanctionné? C’est impossible… La Commission des litiges pour le football professionnel a estimé, sur base du témoignage du délégué au terrain et des images télévisées, qu’il ne s’agissait pas de chants collectifs mais bien de comportements répréhensibles de certains supporters isolés. De ce fait, la chambre d’appel de la Commission des litiges n’était pas compétente pour juger les faits, Courtrai échappe à sa sanction et ces supporters isolés ne seront pas non plus inquiétés. À quand de réelles prises de responsabilités pour ces actes odieux, à quand de réelles sanctions pour faire bouger les lignes. Il semble en tout cas que ce ne soit pas pour tout de suite et c’est bien triste! Le parquet doit aligner une politique (beaucoup) plus stricte en matière de racisme, on ne peut plus tolérer ce genre d’actes qui sont d’ailleurs punissables par la loi. Il est désormais temps de les sanctionner, et fortement, ou alors on assume les partager…

Après « Où est Charlie? », voici « Où est Marghem? »
Dimanche dernier, la population belge se rassemblait dans le centre de Bruxelles pour réclamer une justice climatique. Voilà désormais trois ans que la COP21 a eu lieu mais qu’en est-il concrètement des normes environnementales que la Belgique était censée atteindre? Rien ne semble bouger. En réaction à cette inaction et à l’urgence climatique, la marche Claim the Climate a été organisée le dimanche 2 décembre, soit le jour de l’ouverture de la  COP24 à Katowice en Pologne.
L’événement a été relayé, beaucoup en ont parlé et les organisateurs attendaient 20.000 à 25.000 personnes : les gens se mobilisent… ainsi que Mme Marghem. Dans une petite vidéo du MR, notre ministre fédérale de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable depuis plus de 4 ans nous annonce fièrement qu’elle participe à la marche pour le climat et nous invite à faire de même. Dans les faits, se mobiliser pour le climat, c’est bien. Mettre en place des actions concrètes et respecter les engagements pris à la COP 21, c’est mieux. Quoi de pire que de faire partie d’un gouvernement où le climat n’est pas un point fort du programme (on se demande même si il en fait partie), où on ne met pas de mesures en place pour améliorer la situation, et d’arriver comme une fleur à une marche qui demande une justice climatique au gouvernement en place? N’est-ce pas un peu ironique?

Certains participants l’ont pris avec humour et ont créé un événement Facebook : « Où est Marie-Christine Marghem? ». À l’instar du jeu « Où est Charlie? », il fallait retrouver Mme Marghem dans la nuée de gens présents. Le but du jeu ici était de prendre une photo avec elle et de la partager sur les réseaux sociaux. Le nombre de photos excède-t-il le nombre d’actions du gouvernement pour le climat? Plus sérieusement, ne devait-elle pas être présente à la COP24 et oeuvrer pour les revendications plutôt que de manifester contre ses inactions?

Journa’Lîdje

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