La Revue de la Semaine #6

La Revue de la Semaine #6


Chronique hebdomadaire, la Revue de la semaine aura pour but de revenir sur certains sujets de la semaine écoulée, non pas en en listant la simple neutralité d’information mais en y apportant un point de vue, une critique ou une approche de réflexion. Entre une et trois informations seront sélectionnées par jour afin d’en livrer une courte analyse sans encombrer une chronique qui se veut directe. La volonté de la rédaction est d’amener chaque sujet à être traité et lu comme une brève.

Lundi
Quand la pègre t’applaudit…

©Gustavo Lima

Au lendemain de son élection à la tête du Brésil, Jair Bolsonaro a reçu les habituelles félicitations de certains chefs d’Etat, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’identité de ses soutiens témoignent de la réputation du nouvel homme fort brésilien.
Porte-parole de l’exécutif américain, Sarah Sanders rapporte ainsi que « [Donald Trump] a appelé ce soir le président élu du Brésil pour le féliciter, ainsi que le peuple brésilien« , un soutien qu’Emmanuel Macron, officiellement président français mais mélange de Jupiter et Louis XIV à ses yeux, a également apporté à l’ancien capitaine de l’armée durant la dictature militaire. Mais plus qu’un appel téléphonique qui trahirait un possible partage des idées, Manu s’est fendu d’une formule diplomatique vantant le « partenariat stratégique » entre les deux pays. Figure de proue de l’extrême droite, Marine Le Pen n’a, quant à elle, guère hésité à se montrer enthousiaste de cette victoire qui permettra de « redresser la situation sécuritaire et démocratique très compromise au Brésil. » Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur qui vient de faire passer un couvre-feu ethnique dans son pays, a également salué la victoire des « citoyens [qui] ont chassé la gauche […] l’amitié entre nos gouvernements sera encore plus forte. »
Nous présentons donc nos excuses à Jair Bolsonaro puisque nous annoncions la difficulté de sa tâche de trouver du soutien (au sein de son pays, du Sénat ou de la reconnaissance internationale) pour former sa majorité et sa légitimité, mais force est de constater que le discours sécuritaire, intolérant et anti-écologique semble plaire tant sur son territoire (soutien des lobbys BBB) qu’en dehors. Ah mais non attendez, on me dit dans l’oreillette que ses soutiens internationaux ne sont vraiment pas des exemples de démocratie et de respect des droits humains, oooh. Et que me précise-t-on également? Que l’un des trois lobbys des BBB penserait déjà à se rétracter et que, ce jour là, vos magnifiques soutiens internationaux ne lèveront pas le petit doigt pour vous. Courage, mais avant tout : laissez la forêt amazonienne tranquille ou vous ne le serez jamais durant vos quatre années de mandat, allez à bientôt, la bise.

L’acteur le mieux payé à la télévision américaine est une femme! 
Il s’agit de Sofia Vergara, la star de la comédie « Modern Family » qui reste l’actrice de télévision la mieux payée aux Etats-Unis. Selon le fameux classement annuel Forbes, l’actrice aurait empoché pas moins de 42,5 millions de dollars de juin 2017 à juin 2018. N’en déplaise à Donald Trump, l’actrice est la mieux payée de la télévision américaine pour la septième année consécutive. Néanmoins, même si Sofia Vergara s’impose cette année, c’est la première fois où le magazine Forbes publiait un classement mixte soulignant l’effort du petit écran dans l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
Je suis attristé de voir qu’en 2018, l’écart entre les hommes et les femmes est encore très important. Même si, le petit écran fait des efforts, les écarts au cinéma sont encore énormes. On parle de 186 millions de dollars pour les 10 actrices les mieux payées et de 748,5 millions de dollars pour les 10 acteurs les mieux payés. 562,5 millions de dollars de différence entre les hommes et les femmes! Nous ne sommes plus au Moyen-Âge, comment est-ce possible que les femmes ne soient pas mieux considérées dans cette industrie? Cependant, les mentalités commencent à évoluer, même s’il faudra encore du temps pour que les femmes gagnent la même chose que les hommes dans n’importe quel milieu. On sent le changement arriver et c’est tant mieux!

Mardi
Donald Trump est “Patriote fidèle“ 
En pleine campagne pour les prochaines élections de mi-mandat, Donald Trump fait encore parler de lui avec son fond de commerce : l’immigration. Et la caravane de migrants centraméricains qui traverse actuellement le sud du Mexique lui donne la possibilité de placer ce thème récurrent chez lui au coeur de l’actualité. Pour empêcher cette caravane d’arriver à destination, Donald Trump a donc envoyé 5200 militaires à la frontière avec le Mexique (opération Patriote fidèle). Un leurre pour épater la galerie et montrer à tout le monde qu’il ne laissera pas « envahir » son pays par des migrants. Les militaires ne peuvent pas intervenir sur le sol américain, ou alors uniquement en cas de problèmes majeurs, ils seront donc à la frontière juste pour des opérations logistiques mais ne pourront pas intervenir directement. Le président américain ne s’arrête pas là, il prévoit aussi de loger sous tente les migrants en attendant qu’ils demandent l’asile. « Nous allons les retenir jusqu’à ce que leur cas soit examiné. Nous les retiendrons, nous allons construire des villes de tentes, nous allons dresser des tentes partout là-bas. Nous n’allons pas construire des structures et dépenser des centaines de millions de dollars, nous allons mettre des tentes, elles seront très bien, et ils devront attendre, et s’ils n’obtiennent pas l’asile, ils s’en vont » a déclaré Donald Trump sur Fox news.
Le 45ème président des Etats-Unis ne cesse de parler de l’immigration qui est sa matière de prédilection. Il ne veut pas des migrants, on commence à le savoir tant il en parle. C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, les américains eux-mêmes sont des immigrés, c’est donc ridicule de refuser des migrants sur son sol. Après tout, on est habitué à ces frasques de Donald Trump, on sait comment il fonctionne. Il n’est pas étonnant qu’il se serve de cette caravane de migrants à des fins politiques. Il le sait, c’est ce qui intéresse son camp, les républicains. D’ailleurs, il n’arrête pas de demander aux électeurs républicains d’aller voter, peut-être a-t-il peur qu’une grande partie de son électorat ait compris qui était ce magnat immobilier devenu président. « Les Démocrates veulent des caravanes, les Démocrates aiment les caravanes« , propos signés Donald Trump lors d’un meeting au Nevada. Dès qu’il peut attaquer les démocrates, il le fait, il ne rate pas une occasion.
Le président a répété cette semaine que des troupes supplémentaires étaient nécessaires à la frontière américano-mexicaine, se servant de cette caravane de migrants pour défendre sa politique anti-immigration dans la perspective des élections de mi-mandat du 6 novembre. Ne serait-ce pas un moyen de lutter contre la peur de perdre? Défendre son territoire en empêchant des migrants de passer est peut-être la seule chose qui reste à faire à Trump pour être réélu. Tant sa réélection n’est pas certaine. Les 2 années écoulées n’ont pas montré les « promesses » entrevues par certains en Donald Trump. Et ne pas être réélu à mi-mandat serait pour lui une terrible désillusion. Il est donc bien obligé d’agir, et son action se tourne, à nouveau, vers des gens qui fuient la misère et la violence de leur pays. Bravo Donald pour ce grand courage! Espérons que parmi ces migrants, une petit partie au moins obtiendra l’asile et pourra recommencer une vie meilleure…

Donald Trump et le droit du sol
Parmi ses dernières propositions de la campagne électorale, Donald Trump, soucieux de rameuter le plus d’électeurs possibles de l’extrême droite, lance lors de la dernière semaine de la course la révision, par décret, du droit du sol qui accorde la nationalité américaine à toute personne née sur le territoire. Dans un entretien à Axios, il affirme ce mardi qu’il envisage de poser un décret pour que « les enfants nés sur le sol américains de parents en situation irrégulière ne bénéficient plus de ce droit […] et de ces avantages.« 

Il faudrait peut-être rappeler à tonton Donald que l’on ne peut pas modifier une loi aussi facilement, et encore moins au pays de l’Oncle Sam dont la Constitution y est plus sacrée que nulle part ailleurs, surtout lorsqu’il s’agit de ses amendements. Et justement, pas de bol pour Trumpounet, mais le droit du sol est inscrit dans le 14ème amendement dont la remise en cause par décret du président est vivement contestée par la grande majorité des juristes américains. Plus encore que le tollé moral que sa prise de position a levé, l’ex-magnat économique devenu gaga président risque de se voir bâtir un mur d’obstacles (oh tiens c’est ironique) auquel il ne pourra que se heurter.
Si il ne semble pas se rendre compte de la complexité de la démarche (il a expliqué au cours de l’entretien que « cela se fait simplement avec un décret« ), il n’a toujours pas non plus compris que si l’on s’en tient à la lettre à la destitution du droit du sol, il sera lui aussi en situation d’irrégularité : la nation américaine s’est construite sur une concentration d’immigrés venus coloniser les terres en exterminant les autochtones (coucou Israël) mais les Américains sont les descendants des différentes tribus d’Indiens d’Amérique. Alors oui, une interprétation à ce point de la loi paraît tirée par les cheveux mais n’oubliez pas qu’aux USA, rien n’est plus sacré qu’un texte et ce qu’il renferme littéralement. Donc un conseil Donald, révise tes cours d’histoire et de droit avant de te lancer dans la révision d’amendements d’une Constitution que tu ne connais même pas.

Mercredi
J’irai cracher sur vos tombes
En septembre, les députés espagnols ont approuvé l’exhumation de l’ancien dictateur Francisco Franco afin de la déplacer vers un lieu secret (normalement une crypte secrète appartenant à la famille) car il ne « mérite pas une tombe d’État. » Actuellement enterré dans un mausolée démesuré qu’il s’était fait construire entre 1941 et 1949, il y réside aux côtés de plus de 33 000 victimes de la guerre civile (1936-1939) dont il avait fait déplacer les ossements au nom d’une prétendue « réconciliation nationale. »
Mais cette mesure remue les entrailles d’une Espagne qui n’est toujours pas parvenue à se réconcilier avec les crimes de guerre perpétrés sous le régime franquiste entre 1939 et 1975 et la polémique ne cesse depuis de gronder. À tel point qu’Enrique Tenreiro, sculpteur habitué des performances (souvent provocatrices), a décidé de dégrader la tombe de Franco en guise de « protestation pour la liberté volée » à la génération de ses parents et grands-parents. Dans une vidéo publiée par la chaîne de télévision publique TVE, on le voit s’agenouiller sur la tombe et y taguer une colombe rouge surmontant les mots « pour la liberté » avant de se faire embarquer par un garde de sécurité.
Nous sommes les premiers à défendre l’art en tant qu’il s’investit et s’engage pour dénoncer ou changer le monde et les mentalités, mais il est des choses que l’on ne peut pas faire, même au nom de l’art. Saccager une tombe est de celles-là, peu importe la raison et la façon dont s’est réalisé car cela n’apporte rien au propos, au contraire : combattre la violence par une violence, symbolique ou non, du même registre ne sert à rien. On peut combattre la violence par une violente vérité, une violence visuelle ou imagée, mais on ne peut pas la combattre par une violence d’irrespect, ou l’on verse justement dans ce que l’on combat. L’action de Tenreiro est d’autant plus bête qu’elle pourrait faire de la tombe de Franco un mémorial pour ses admirateurs qui ne manqueront pas de réagir en se groupant massivement autour de celle-ci. Un acte irréfléchi, stupide même, qui ne sert clairement pas la cause et perd par conséquent tout son intérêt et son crédit.

Jeudi
Jamais autant de femmes aux élections de mi-mandat aux Etats-UnisLes raisons sont nombreuses (Donald Trump, le mouvement #MeToo…) mais le constat est clair : jamais les femmes américaines n’ont été aussi nombreuses à briguer un siège au Congrès. Il y a 256 femmes candidates (dont 202 démocrates), c’est un record. Je dis OUI !!! Les femmes se bougent et c’est tant mieux. La grande majorité des femmes sont démocrates et veulent faire basculer la tendance au Congrès dirigé par les républicains. Depuis longtemps, les femmes se battent pour avoir les mêmes droits que les hommes et petit à petit elles y arrivent. Elles arrivent à obtenir exactement les mêmes droits. Mais ici, c’est magique voir autant de femmes se bousculer au portillon pour siéger au Congrès dans un pays où le président est misogyne, macho et ne considère les femmes que comme des objets sexuels est une belle preuve que le temps où les femmes ne pouvaient pas voter est révolu. Voir un nombre aussi important de femmes qui se présente, c’est magique, j’adore ça. Les femmes doivent montrer qu’elles sont là, qu’elles ont aussi leur mot à dire en politique. Pour beaucoup, être candidate n’est pas un rêve de petite fille mais une décision bien réfléchie en réaction à l’élection de Trump ou l’émergence du mouvement #Metoo. Toutes sont remontées à bloc et espèrent une petite révolution lors des élections de mi-mandat du 6 novembre prochain. Sincèrement, moi aussi j’espère que les américain(e)s vont se réveiller et faire monter des femmes au pouvoir pour contrebalancer les terribles idées de Trump. Ce qui serait encore plus beau, c’est que toutes ces femmes qui se bougent aux Etats-Unis entraînent d’autres femmes partout dans le monde à se bouger également…

Vendredi
Le dernier des dinosaures?On espérait encore en découvrir de nouveaux, c’est désormais chose faite pour Lavocatisaurus agrioensis. Ce vendredi, des paléontologues espagnols et argentins ont en effet découvert les restes de cette nouvelles espèce de dinosaures : un herbivore de 12 mètres de long qui vivait il y a 110 millions d’années dans une région désertique devenue province de Neuquén en Argentine. Deux squelettes de jeunes Lavocatisaures ont également été retrouvés aux côtés de l’adulte. D’après les experts, ils se déplaçaient en groupe et ont été tués en même temps. Les nombreux os du crâne et la grande quantité de dents retrouvées, ajoutés aux différentes ossements du cou, du dos et de la queue ont permis aux chercheurs paléontologiques qui se réjouissent de pouvoir intégrer cette nouvelle espèce dans son écosystème, permettant ainsi d’en améliorer la connaissance et de tisser de nouveaux liens entre les dinosaures de cette époque.
Évitant de verser dans l’ivresse d’une telle trouvaille, les chercheurs rappellent l’enjeu climatique et écologique face auquel l’être humain se retrouve confronté. Ils expliquent que l’enthousiasme et l’excitation d’une telle excavation en retrouvant les fossiles de notre espèce. Les cinq extinctions de masse qu’a connu la Terre tout au long de son histoire ont toutes une origine naturelle de « recyclage de la vie », mais la sixième se profile de plus en plus et trouvera sa source dans l’activité humaine qui décime la planète. Si son issue semble toujours inéluctable, il serait bien de la retarder au maximum et, peut-être, aux moyens de réformes drastiques, d’en empêcher la mise en oeuvre. Il n’appartient qu’à nous de ne pas être les futurs dinosaures.

Les soldats pourront tirer sur les migrants!
Trump explique que l’armée américaine pourrait être amenée à tirer sur les migrants tentant d’entrer illégalement aux Etats-Unis si ceux-ci jettent des pierres sur les soldats. Wouaw! Quelle belle décision de notre cher Donald. C’est surtout un foutage de gueule : les migrants fuient la misère et la violence dans leur pays pour espérer une vie meilleure et on leur tirerait dessus s’ils jettent des pierres. Répondre aux pierres par les balles est un peu disproportionné tout de même.
Ce n’est un secret pour personne l’immigration est la matière de prédilection du président Donald Trump. Les élections de mi-mandat arrivent à grands pas (le 6 novembre) et le président américains veut montrer que la sécurité nationale passe par le contrôle des migrants aux frontières. Il multiplie d’ailleurs les apparitions dans plusieurs États (Pennsylvanie, Tennesse…) pour renforcer son électorat en affirmant que l’économie américaine ne s’est jamais aussi bien portée, avec un taux de chômage très bas, et que l’immigration doit être contrôlée aux frontières pour préserver la sécurité nationale. Ce président nous étonnera toujours, mais cette mesure n’est pas étonnante : « Make America Great Again« , retrouver la grandeur de l’Amérique passe selon lui par le contrôle des migrants. En attendant les élections de mi-mandat, les migrants qui espéraient une vie meilleure vont encore devoir traverser de nombreuses épreuves avant de pouvoir prétendre à une vie. Quelle petitesse de cette Amérique!

Samedi
Un grand bol d’air pas si frais que ça…
Une greffe de poumons, pour prolonger la vie d’une patient, l’enfonce encore plus vite dans la mort : un génial scénario de film d’horreur! Attendez, ce n’est pas une fiction? L’affaire remonte à août 2017 en France, date du décès de la dite patiente, mais a refait surface ce samedi à la suite de la parution d’une étude qui lui était consacrée dans la revue Lung Cancer.
Atteinte de mucoviscidose, la défunte était suivie depuis son enfance pour une fibrose kystique et la rapide dégradation de ses fonctions respiratoires avait poussé les médecins à procéder à une transplantation pulmonaire en novembre 2015. Le problème c’est que l’étude, menée par des médecins de Montpellier, nous apprend qu’ils ont été « prélevés chez une femme de 57 ans qui avait fumé un paquet par jour depuis 30 ans. » Admise en juin 2017 en unité d’oncologie thoracique, la patiente décède deux mois plus tard d’un cancer du poumon. Les auteurs des travaux ajoutent que « le court délai entre la greffe des poumons et l’apparition de la première anomalie radiologique suggère que la carcinogenèse [ndlr: développement du cancer] avait commencé au cours de la vie du donneur. » Euh, c’est toujours pas une fiction là, vous êtes sûrs? Définitivement non quand on apprend que la croissance du cancer aurait été accélérée par les traitements immunosuppresseur que la patiente a suivi pour éviter le rejet de ses nouveaux poumons.
Avec le retour à la page de cette affaire, on apprend donc que l’on peut subir une lourde intervention de transplantation, pensant que l’on va se sortir d’une situation physique compliquée, pour au final écoper d’une autre pouvant être plus mortelle encore. Évidemment, ceci est un énorme raccourci mais il part bel et bien d’un fait réel qui ne manquera pas de jeter le doute sur les personnes déjà sceptiques vis-à-vis de la médecine. Et il faut être honnête, ce n’est pas très rassurant de savoir que les greffes ne sont pas spécialement prises en compte en fonction du passif du donneur, et c’est là que se situe le problème, comment est-ce possible que l’on puisse greffer les poumons d’un fumeur? C’est aussi impensable que de greffer une jambe gangrénée sur un accidenté de la route… On finira sur une note plus humoristique en faisant remarquer que l’on assiste ici au plus grand cas de tabagisme passif.

Dimanche
« J’ai été tellement bête »
C’est ce qu’a déclaré Hamza Ahmed, membre du groupe terroriste État islamique. « Quand tu as l’idéologie, à ce moment-là tu te dis qu’il faut continuer par cette route-là. Après, quand tu commences à réfléchir, des innocents ont été tués à Paris et à Bruxelles. Puis tu te dis : ‘J’ai été tellement bête.’  » Ce jeune homme est parti de Vilvorde en 2013 pour rejoindre la Syrie. Une dérive qu’il explique par de mauvais contacts, avec un groupe radical, et par de bonnes intentions pour la Syrie.
Mes propos vont peut-être un rien choquer mais je trouve qu’il est un peu osé de demander à revenir en Belgique après avoir été dans le camp de l’État islamique qui amène de la peur partout dans le monde. On ne sait pas exactement quel rôle a joué Hamza Ahmed mais une chose est sûre, il s’est tout de même rendu en Syrie pour rendre service à l’État islamique. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, tout le monde a droit à une seconde chance mais je m’interroge simplement sur les vraies intentions de cet homme qui est quand même en Syrie depuis 2013 et qui a suivi l’idéologie islamiste. L’ancien djihadiste affirmerait faire tout pour prendre ses distances avec l’État islamique mais comment pouvons-nous être sûr de ses déclarations. Je ne veux pas créer une polémique mais je pense qu’il est important que la justice réfléchisse clairement aux solutions à adopter quant aux combattants étrangers. Une question qui doit être débattue et qui mérite une réflexion importante de la part de la justice et du gouvernement. Quant à moi, je n’ai fait que vous exprimer mon avis sur cette question assez épineuse et j’espère que vous comprendrez que je ne suis ni pour ni contre mais que je pense qu’il faut être critique par rapport à cette situation, et c’est pourquoi il est important pour moi de vous faire part de mes doutes.

Journa’Lîdje

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