La Revue de la semaine #5

La Revue de la semaine #5



Chronique hebdomadaire, la Revue de la semaine aura pour but de revenir sur certains sujets de la semaine écoulée, non pas en en listant la simple neutralité d’information mais en y apportant un point de vue, une critique ou une approche de réflexion. Entre une et trois informations seront sélectionnées par jour afin d’en livrer une courte analyse sans encombrer une chronique qui se veut directe. La volonté de la rédaction est d’amener chaque sujet à être traité et lu comme une brève.

Lundi
Enercoop, un écran de fumée d’éoliennes citoyennes

En 2015, la coopérative belge Enercoop proposait aux Wallons de valoriser écologiquement leur épargne en aidant à la construction d’éoliennes et récoltait un franc succès avec plus d’un millier d’adhérents pour un total de près de 800 000€ d’investissements. La moitié de la somme a été dépensée dans les frais de fonctionnement de la société et l’autre moitié a été investie dans la construction de parcs éoliens à Houyet et Walhain mais trois ans plus tard Enercoop est au bord de la faillite, comment est-ce possible?
En fait, la coopérative a inclus dans l’équation de base une autre société, Vent d’Houyet, à qui elle a prêté l’argent pour développer les projets d’énergie renouvelable et c’est cette dernière qui récolte les fruits de l’électricité produite (un million d’euros de bénéfices en 2016) tandis que sa société « mère » s’enfonce dans les ennuis. Comme toujours à ce niveau-là, ce n’est la faute de personne puisque les deux sociétés s’accusent l’une l’autre de mauvaise gestion ou de malversations. Une situation qui irrite les coopérateurs d’Enercoop qui estiment que l’objectif de l’entreprise a été détourné et se sentent floués. D’autant plus que leur argent pourrait être parti complètement en fumée tant l’opacité des relations et des structures mises en place entre les deux sociétés s’apparente à un véritable écran caché. Suite au mécontentement des coopérateurs, Enercoop et Vent d’Houyet ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce qui devrait rendre son verdict d’ici quelques jours.
Alors que la population belge s’indigne toujours des différents montages financiers, sociétés écrans et intercommunales véreuses permettant le détournement d’argent privé comme public, un nouveau volet financier est désormais également exploité par des sociétés peu scrupuleuses. Si la fuite des investissements Enercoop sont peut-être involontaires et dues à une simple mauvaise gestion de l’une des deux sociétés (voire des deux), il n’en reste pas moins clair qu’on assiste une nouvelle fois à un énième montage d’intermédiaires entre la source financière et le récepteur final rappelant très fort les toiles d’araignées tissées pour récupérer commissions par ci et cachets par là. En effet, si l’argent des coopérateurs n’est déjà pas directement utilisé par Enercoop, il existe même encore un troisième intermédiaire entre la coopérative citoyenne et Vent d’Houyet. Ce multiple réseau est-il réellement nécessaire au simple exercice de la fonction de cette première? Poser la question c’est déjà y répondre et ce constat est d’autant plus scandaleux qu’il ne s’agit pas ici d’argent privé ni même d’argent public dérivé de nos impôts mais de parts (et donc d’argent « direct ») des coopérateurs. Quelle sera la prochaine étape? Investir directement nos épargnes dans des placements douteux et instables? Oups, ça aussi ça a déjà été fait…

Mardi
Déchéance de la nationalité belge, les terroristes en PLS…

François Hollande avait déjà posé cet acte fort suite aux tueries du Bataclan, la cour d’appel d’Anvers l’a désormais confirmé : l’Etat Islamique n’a qu’à bien se tenir, les terroristes seront maintenant déchus de leur nationalité belge (et encore) à la suite de leurs actes barbares. BFM TV pourrait d’ailleurs peut-être annoncer qu’Oussama Ben Laden s’en retourne dans sa tombe des fonds marins.
C’est Fouad Belkacem, dirigeant du groupe terroriste Sharia4Belgium et condamné en janvier 2016 à douze ans de prison et 30 000€ d’amende, la première victime de cette réforme tellement nécessaire et appropriée à la situation. Le parquet général de la ville portuaire a légitimité sa décision en déclarant que « Fouad Belkacem représente une menace permanente pour la sécurité publique et a sérieusement manqué à ses obligations de citoyen belge. » La destitution de sa nationalité belge le rend désormais juridiquement en séjour illégal sur le sol belge et pourra être extradé dès sa libération.
Théo Francken s’est réjouit de la décision de justice mais estime qu’il faudrait aller plus loin encore et rendre automatique une telle déchéance pour tout autre auteur de ce type de délits, parce que oui évidemment cette décision ne concerne que l’ex-tête pensante de Sharia4Belgium : actuellement cette procédure doit être spécifiquement demandée par le ministère public et confirmée par une cour d’appel. Vous voulez encore plus absurde? Maître Liliane Verjauw, l’avocate de Belkacem, a reconnu les « lacunes » de son client mais a précisé qu’il ne représentait plus une menace pour la société, considérant qu’une telle décision était « disproportionnée ». Destitué de sa nationalité belge, il ne possède plus que sa nationalité marocaine mais « il a essayé de renoncer à sa nationalité marocaine, […] il est et se sent belge » et serait effrayé par la possibilité d’être renvoyé au Maroc.
Y a-t-il vraiment quelque chose à rajouter sur le sujet après un tel niveau de surréalisme et d’absurdité? Quelle info doit être celle qui nous étonne le plus? Le fait qu’un terroriste ne perde pas d’office sa nationalité, que son avocate estime que la sanction est disproportionnée et pourrait « détruire » son client ou tout simplement le fait que l’on est vraiment en train de se poser la question d’une possible destitution de nationalité des terroristes (comme si il n’y avait rien de mieux à faire sur le sujet des attentats et du terrorisme)? On vous laissera faire votre choix, nous on hésite encore entre en rire ou en pleurer.

Mercredi
Cotons-tiges, pailles, couverts, assiettes plastiques… Ce n’est qu’un au revoir!

Le Parlement européen a approuvé à une très large majorité, la position de pointe qu’il défendra face aux États membres lors de leur négociation de la proposition de la Commission visant à interdire les plastiques à usage unique (pailles, cotons-tiges, touillettes, bâtonnets pour ballons,…). Une position claire qui devra tout de même être discutée entre tous les membres de l’Union, en espérant un accord sur une position commune avant la fin de la législature en mai 2019.
J’ai envie de dire qu’il était temps de mettre en place une politique pour réduire les déchets, et particulièrement ceux qui sont écoulés en mer. On ne le dira jamais assez mais les mers sont toujours de plus en plus polluées et ces déchets plastiques à usage unique représentent 70% des déchets usagés retrouvés sur les plages européennes.
Une belle avancée donc pour l’Europe mais une position commune sera-t-elle dégagée avant mai 2019? Rien n’est moins sûr. Une fois la position commune approuvée par tous, les États membres disposeront de 2 ans pour transposer la directive au sein de leur pays. Ce qui signifie que si le choix est fait en mai 2019, aucun produit plastique à usage unique ne sera retiré de l’Union européenne avant 2021. Ce qu’on peut se demander, c’est s’il n’est déjà pas trop tard. Espérons que non et que les différents membres européens trouvent rapidement une position commune pour sauver nos mers et notre terre.

Après le western (spaghetti), l’Italie adopte le far west américain
« La défense est toujours légitime », ce sont les mots utilisés par Matteo Salvini, leader de l’extrême droite italienne et ministre de l’Intérieur, suite à la validation par le Sénat azuréen de sa proposition de loi élargissant la notion de légitime défense et adoucissant la problématique du port d’arme. Si la politique américaine du port d’arme, dictée par des lobbys plus puissants que l’Etat, fait grincer des dents la plupart des pays occidentaux, elle a su conquérir le coeur d’une Italie en proie à une vague extrémiste de plus en plus alarmante.
Le projet de loi a beau encore devoir être validé par les députés, la rapidité d’accord du Sénat (le projet a été déposé mardi et validé dès le lendemain) fait froid dans le dos, d’autant plus que le contenu du texte n’a pas de quoi rassurer. Si la légitime défense devait jusqu’à présent être prouvée par la menace physique immédiate, la nouvelle loi reconnaît désormais « l’état de grave perturbation » comme justificatif de tir sur autrui et limite les poursuites contre les personnes ayant ouvert le feu. Elle promet également la gratuité des frais de justice et de défense à toute personne poursuivie évoquant la légitime défense et renforce les sanctions pour vols et violation de domicile. Enfin la libération conditionnelle ne pourra prendre effet qu’une fois les dommages subis par les parties civiles entièrement remboursés.
À la suite de l’entrée aussi rapide que fracassante d’une telle législation, l’opposition se mobilise en masse pour apaiser les esprits et tenter de former un cordon politique pour bloquer la loi en décriant les conséquences catastrophiques d’une telle décision. Valeria Valenti, responsable au Parti démocrate, rappelle notamment que « 
présumer que la défense est toujours légitime revient à dire au citoyen : ‘débrouille-toi pour te défendre parce que moi, l’Etat, je ne peux pas’ » tandis que le reste de l’opposition s’est accordé pour dénoncer la tentation de faire de l’Italie un nouveau « far west ».
Après l’arrestation des personnes aidant les migrants et la volonté de siéger au Parlement européen afin de s’en affranchir pour restaurer la grandeur nationale, l’Italie de Matteo Salvini ne cesse d’entamer un dangereux virage à une droite extrême qui n’est pas sans rappeler un terrible passé italien qui semble de moins en moins lointain. Si l’on ne cesse de rappeler (à raison) que l’époque du nazisme n’est pas tant éloignée de la nôtre, la Botte semble de plus en plus se retourner vers les principes de son époque fasciste pourtant guère plus ancienne. Ne répétons pas les mêmes erreurs que par le passé, il faut agir à temps et ne pas laisser poison et venin identitaires s’infiltrer dans la société azuréenne. Les montées extrémistes en Hongrie, Italie et Autriche doivent être maîtrisées avant qu’elles ne deviennent ingérables et il ne faut plus tarder si l’Union européenne veut persister.

Jeudi
Le futur de l’Avenir en (points de) suspension

L’Avenir
, c’est plus de 77 000 exemplaires vendus chaque jour à travers neuf éditions locales et une édition wallonne mais aujourd’hui, les médias annoncent que près de 60 emplois à temps plein seraient menacés. Le quotidien devait fêter son 100e anniversaire dans la joie d’ici quelques semaines, la fête aura sans doute finalement un goût assez amer.
Petite remise en contexte : après 8 ans dans les mains du groupe flamand Corelio, le journal l’Avenir passe en 2013 dans les mains de l’intercommunale liégeoise Tectéo/Nethys. On ne peut évidemment pas parler de cette restructuration sans parler de l’affaire Publifin qui a touché de plein fouet, plus encore que la sphère politique, tous les secteurs des Éditions de l’Avenir et a installé un climat politique détestable autour du groupe. Les conséquences de cette affaire s’abattent sur des gens qui ont fait leur métier avec beaucoup d’indépendance et de professionnalisme sur la commission d’enquête Publifin. Il est indéniable qu’il y a bien un lien entre ce qu’il se passe aujourd’hui et l’affaire Publifin. Il y a quand même une question à se poser : Un homme politique peut-il détenir seul un des journaux les plus importants du pays? Je pense que c’est assez malsain, on l’a vu avec la récente affaire du football gate : un homme détenait presque tous les contrats et ça a perturbé considérablement le football belge. Avant que Nethys et donc Stéphane Moreau ne rachète les Editions de l’Avenir en 2013, le journal était en bénéfices. Depuis lors, le journal est en perte nette. Un peu bizarre tout de même, surtout après la récente affaire de 2016 qui a valu quelques démêlés judiciaires à Stephane Moreau. L’AJP (Association des journalistes professionnels) pointe l’intercommunale du doigt en affirmant que Nethys n’a presque rien fait pour le futur de l’entreprise et n’a pas tenu compte du virage numérique que le journal aurait dû emprunter. Encore une fois, cette affaire prouve que la politique n’a pas que des gens dévoués. Elle a aussi des pourris. Mais à quel prix? Au prix de gens qui ne demandent rien d’autre que faire leur travail. On parle aussi d’un rapprochement avec le groupe Rossel (Le Soir, Sudpresse). D’ailleurs, Nethys estimant que les finances des Éditions de l’Avenir ne sont pas assez saines a pris une décision importante puisque dès 2019 l’impression des quotidiens se fera chez Rossel.

L’intercommunale précise qu’aucune reprise des Éditions de l’Avenir n’est à l’ordre du jour. Mais le personnel se pose beaucoup de questions quant à l’avenir du groupe. Si il semble que les cérémonies pour le 100e anniversaire du journal ne seront pas annulées, elles ne seront sans doute pas aussi festives que prévues…

Vendredi
Puis-je empr(ein)ter ta carte d’identité? 

Nouvelle avancée sur le registre national en Belgique : la carte d’identité avec empreintes digitales. Selon Jan Jambon, ministre de l’Intérieur, le fait de mettre les empreintes digitales sur la carte d’identité permettrait de lutter contre d’importantes fraudes à l’identité qui servent notamment les terroristes. Permettons-nous de douter quant à cette mesure : lutter contre le terrorisme, très bien mais les empreintes digitales vont surtout permettre de surveiller encore plus la population qui sera désormais fichée.
Encore une fois, il faut se poser la question de la liberté démocratique avec cette nouvelle mesure, la population peut-elle réellement être libre en étant surveillée partout où elle ira avec sa carte d’identité? Je n’en suis pas sûr! Le parallèle est peut être un peu osé mais dans l’Allemagne Nazie, tout le monde était fiché… Cette situation rappelle également les séries américaines type Les Experts dans lesquelles tous les habitants sont fichés et connus, voire même la série Person of Interest qui place la surveillance caméra au centre du débat. Cette mesure nous enlèverait toute notion de vie privée puisqu’elle touche directement à ce qu’il y a de plus cher à notre personne, notre identité propre. Cette question mise sur la table doit aussi poser la question de la réelle démocratie d’une telle loi : rappelons que la démocratie promeut la liberté des individus, un concept bafoué dans ce cas précis.
En réalité, il est difficile de savoir quoi faire sur la question de la traçabilité des présumés terroristes mais une chose est sure, cette mesure est un leurre pour encore mieux surveiller la population sous couvert de lutte contre le terrorisme. On le sait déjà bien assez que smartphones, ordinateurs ou autres robots ne nous rendent déjà plus réellement libres. Mais là, c’est le gouvernement qui porterait un coup frontal à notre identité propre. Le projet de loi approuvé par la Commission de l’Intérieur affirme que les empreintes digitales ne seront en aucune façon stockées ou centralisées et qu’elles seront protégées par un certificat permettant une lecture uniquement par des lecteurs autorisés, mais cette formulation est d’emblée impossible : comment peut-on prétendre ne pas stocker les informations mais bien être capable de les ressortir en cas de besoin (il est impossible de les ressortir si elles n’ont pas été stockées)? Quoiqu’il en soit, les nouvelles cartes d’identité avec empreintes digitales verront le jour à partir d’avril 2019, ce qui nous laisse peu de temps pour comprendre ce qui va arriver à notre liberté…

Samedi
Tous les chemins ne mènent plus à Rome

Abandonnée par les services politiques, la Ville Éternelle s’offre depuis quelques années déjà à la vétusté voire à la dégradation, une situation devenue ingérable pour sa population. Ce samedi, des milliers de Romains ont ainsi manifesté dans les rues de la capitale contre Virginia Raggi, la maire actuelle bousculée par son inefficacité politique et ses déboires judiciaires. Élue en 2016 avec 67% des voix par rejet des partis traditionnels jugés peu convaincants, la candidate populiste du Mouvement 5 Étoiles n’a jamais su gérer une ville surendettée devenue ingouvernable de réputation. Elle a longtemps brandi le spectre de l’ancienne investiture pour cautionner ses difficultés d’action mais son incapacité à constituer une équipe puis à accoucher de propositions concrètes ont drastiquement fait chuter sa cote auprès d’une population au bord de la révolte.
La manifestation de samedi visait principalement l’abandon général des structures de la ville par sa classe politique (poubelles vomissant dans les rues, chaos des transports en commun, état d’abandon et d’insalubrité des espaces verts, nids de poule non traités sur les routes,…) mais s’est également appuyée sur l’accident d’escalator qui a blessé une vingtaine de supporters russes (dont un grièvement) du CSKA Moscou après le match de Ligue des Champions de mardi soir. Considérant que la maire n’est là que « 
pour faire des beaux sourires aux photographes », les Romains demandent la démission de leur « Incapable! Incapable! » maire également visée par la justice : elle a affirmé avoir elle-même nommé Renato Marra comme directeur du tourisme à la mairie mais les enquêtes révèlent que ce pourrait être Raffaele Marra, frère de Renato et ancien bras droit de Raggi, qui aurait agit dans l’ombre. Le parquet rendra son jugement en novembre et son parti demande sa démission si elle est condamnée.
Nouveau revers politique dans la Ville aux Sept Collines, qui avait déjà vu Virginia Raggi s’imposer il y a deux ans après la démission d’Ignazio Marino pour soupçons de fraude dont il avait finalement été blanchi, dont pourrait peut-être profiter la Ligue de Matteo Salvini. Si la capitale italienne et le parti d’extrême droite ont toujours fait chambre à part, les accumulations de déceptions du peuple romain pourraient avoir entamé un rapprochement non souhaitable. Le ras-le-bol d’habitants délaissés pousse l’Italie à voguer de plus en plus vers une limite droitiste qu’il ne faudrait pas franchir. Si les derniers grands bastions résistants, dont la capitale romaine était la figure de proue, tombent un à un, la Botte pourrait connaître un retour politique d’une époque que le croyait pourtant bannie. Si la responsabilité en incombe évidemment aux électeurs, la grande responsabilité revient surtout à une classe politique qui semble plus préoccupée par le rejet des migrants ou les malversations judiciaires que par le plus essentiel de la politique, s’occuper de sa population. Un constat que l’on peut (doit!) malheureusement également tirer au regard de notre situation nationale.

Dimanche
Verbalisé si on est scotché à notre smartphone en rue…

Une première en Europe occidentale : la Sardaigne a décidé de sanctionner les passants obnubilés par leur smartphone afin de lutter contre les accidents de la route liés à la non concentration des passants, un projet de loi déjà mis en place en début de mois en Lituanie. Une belle initiative de l’île italienne en matière de protection sur la route qui pourrait peut-être aussi, soyons fous, quelque peu décrocher la population de son smartphone dans pareilles circonstances. Cela pourrait peut-être également permettre aux gens d’avoir plus d’interactions les uns avec les autres.
La place prise par les smartphone dans notre vie a connu un tel boom ces dernières années que de nombreux cas d’addiction ont été diagnostiqués, et quelque chose doit être amorcé pour en ralentir le développement. Certaines villes ont d’ailleurs déjà sensibilisé leurs habitants à cette mauvaise habitude : à Augsbourg, en Allemagne, des systèmes lumineux ont été mis en place sur les trottoirs aux abords des passages pour piétons. Un peu plus loin de l’Europe, à Honolulu, les forces de l’ordre distribuent des amendes de près de 35 dollars aux étourdis sur leurs smartphones tandis qu’en Corée du Sud, ce sont des panneaux de signalisation qui rappellent aux piétons de lever la tête.
Difficile de dire à l’heure actuelle quelle est la meilleure solution mais il était important ne fut-ce que d’y avoir pensé et tenté de mettre quelque chose en place. Peut-être la Belgique suivra-t-elle également le mouvement, qui sait?

 

Journa’Lîdje

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