Playlist du mois #2 (avril 2018)

Playlist du mois #2 (avril 2018)

Conformément au titre de l’article, la rédaction de Journa’Lîdje publiera mensuellement une playlist musicale qui reprendra les chansons qui les auront le plus marqués le mois précédent. Plus encore qu’une simple liste, une courte description ou analyse sera proposée pour chaque son.
Les playlists seront divisées en trois parties, chacune étant la playlist personnelle d’un des trois rédacteurs en chef du site. L’ordre des chansons n’est pas représentatif d’une quelconque hiérarchie, seul un coup de cœur sera mis en évidence par section.
Ces publications mensuelles ont pour but le partage et la possibilité de découvertes musicales.

Playlist d’ALVARRO :

  • [Coup de cœur] L’enfant et la mer (SCYLLA & Sofiane Pamart – single) : après être revenu sur le devant de la scène en mars 2017 avec son album Masque de chair puis l’édition de son black album Fantômes en 2018, le rappeur belge SCYLLA entame un troisième projet consécutif, cette fois dans un concept de piano-voix avec le pianiste français Sofiane Pamart (qui a notamment travaillé avec Médine sur le titre Bataclan). L’enfant et la mer est le deuxième extrait de leur album commun et annonce une collaboration à suivre de très près.
    La chanson raconte l’histoire d’un jeune garçon épris d’une attirance mortelle irrésistible pour l’océan et la navigation maritime malgré la mort de son père et de ses frères sur les flots ( »il rêve lui aussi d’être emporté par la mer »). Son goût trop prononcé pour l’aventure le pousse à braver la mer, contre l’interdiction de sa mère, il veut voyager, découvrir et partir lui de tout et de lui-même. Mais tous ses espoirs finiront par se briser car, comme son père et ses frères avant lui, il sera emporté par la mer.
    Fan absolu de SCYLLA, je pense que l’on peut voir dans cette chanson une métaphore de la vie (surtout spirituelle) du rappeur belge. En effet, il n’a jamais caché son univers artistique marin (son nom de scène venant d’ailleurs du monstre marin de la mythologie grecque) et prône une introspection spirituelle au sein de son propre soi (pour se retrouver, comme Platon disait qu’il fallait se rappeler en nous du Monde des Idées). On peut ainsi rattacher ce petit garçon voulant partir loin de tout, se perdre en mer pour mieux se retrouver et y défier tout obstacle à l’univers artistique et métaphysique du rappeur belge. Au fil de ses sons, on remarque également assez aisément sa vie vision pessimiste du monde qui emporte nos rêves : comme le petit garçon il a donc préféré partir se perdre dans ses mers intérieures plutôt que de rester sur (la) terre qui ne lui convient pas.
    Cette double lecture de L’enfant et la mer démonte parfaitement la qualité d’écriture, au travers d’innombrables métaphores et références (mythologiques notamment), de SCYLLA, véritable ovni de la scène hip-hop/rap, refusant la célébrité au profit d’un univers très spécifique. Un gros plus aussi pour la performance vocale, un spectacle de jongle entre différents flows et intonations. À écouter encore et encore, on y découvre de nouvelles significations et interprétations à chaque écoute.

  • Trône (Booba – Trône) : Trône est à son album éponyme ce que 92i Veyron était à l’opus Nero Nemesis, une ellipse légère et poétique pleine de métaphores. Si l’album ne s’est clairement pas hissé au niveau de Nero Nemesis (un véritable chef-d’œuvre il faut le souligner), mais quelques sons l’empêchent de couler. Trône en fait partie car elle tranche avec le reste de l’album, et même le style habituel du Duc de Boulogne.
    Plus douce et légère, elle laisse de côté les injures et autres comparaisons graveleuses trop souvent présentes chez Booba (bien que cette période soit déjà globalement un peu derrière nous) pour mettre au jour ses réelles qualités d’écriture. La bonne utilisation de l’autotune ajoutée à l’abondance de métaphores et de punchlines offre un résultat très intéressant renvoyant aux perles de Nero Nemesis.
    Le clip n’est pas non plus avare en métaphores et en associations (visuelles ici). Les double et triple incrustations d’écran ne sont pas laissées au hasard, elles représentent à chaque fois soit les paroles soit l’ambiance de la chanson. Elles sont trop nombreuses et complexes que pour être simplement listées dans ce résumé, il faudrait y consacrer un article entier. Elles visent tant des associations de personnages entre eux ou envers une figure (statue, drapeau pirate, roi,…) que des critiques métaphoriques ( »Dieu » et la guerre, la femme et l’image d’objet ou d’animal dans laquelle elle est parfois représentée, l’Afrique qui veut sa liberté,…). On notera surtout les références à Magritte (la porte ouverte, le miroir, l’arrêt de bus, la mise en abîme) et la magnifique métaphore entre la musique et la drogue (entre l’ampli et la seringue), une merveille.
    L’écriture, la construction, la réalisation, l’exécution, tout donne à Trône la possibilité de s’ériger déjà comme un des futurs classiques de Booba. Peut-être même plus encore que le son en lui-même, le clip est un chef-d’œuvre d’idées et de réalisation. Trône, ou quand Booba montre pourquoi c’est lui le patron.

  • La Même (Maître Gims feat Vianney – Ceinture noire) : si Maître Gims ne fait pas l’unanimité et qu’il a beaucoup déçu depuis la fin de la Sexion d’Assaut, force est de constater qu’il est quand même encore capable de nous sortir de belles surprises (même si il faut parfois bien chercher). L’association avec Vianney avait de quoi faire peur et la première écoute peut sembler assez vide (autour d’un rythme et d’une mélodie assez commerciale), mais l’analyse et le clip permettent de rehausser la valeur de la chanson.
    Elle traite du conformisme de la société et du rejet de la différence et, si le refrain est vraiment simpliste, il y a une vraie construction, qu’elle soit textuelle ou visuelle. Pour ne pas s’épandre, nous ne noterons pour les paroles qu’une tirade de Gims ( »même les singes singent les sages, et tous ces sages ont fait des cages où tous nous ranger »).
    Le clip se construit directement dans l’idée de la critique de l’imposition de cases par la société : on suit le dévoilement de 4 personnes (une femme âgée, un noir très musclé, une actrice X et une infirmière noire) sévèrement cadrées par 6 personnes en costard. Au fur et à mesure du clip, ces 4 personnes révèlent des réalités toutes autres que celles que le premier regard leur imposait : la femme âgée est presque entièrement tatouée, l’homme musclé a des prothèses en carbone, l’actrice de charme est également maman (notion souvent oubliée) et l’infirmière est breakdanceuse. L’image de la case/cage est visuellement représentée par la grosse boîte présente dans tout le clip.
    L’idée de critiquer le conformisme apparent et les premiers regards, bien que pas très originale, est ici assez bien traitée, malgré le fait qu’il faille quand même se plonger dans le morceau pour parfaitement s’en rendre compte. Une belle surprise d’une chanson dont on attendait pas grand chose, à vrai dire.

  • Les pleurs du mal (Dinos – Imany) : en 2015, Dinos (anciennement Dinos Punchlinovic) annonce son premier album Imany après 2 EP, mais l’album ne sort finalement que le 27 avril 2018. Deuxième extrait de celui-ci, Les pleurs du mal traîne une instru plus classique, plus épurée et nous propose un Dinos simple et efficace, un peu comme si il se retrouvait dans ses débuts.
    La réputation du rappeur basée sur son nombre exponentiel de punchlines ne s’éprouve pas dans le son, même si celles-ci sont beaucoup plus subtiles et profondes que d’habitude, dans l’angle plus grave de la chanson. Le sujet principal des Pleurs du mal est la situation de l’Afrique et des Noirs (en Afrique comme en Europe). La critique du racisme, du dénigrement social et du pillage de l’Afrique ne sont pas des thèmes très originaux, mais ils apparaissent rarement aussi présents chez Dinos, qui préfère d’habitude glisser quelques critiques dans une chanson plus divertissante et sans prise de tête plutôt qu’y dédier totalement un morceau.
    Ce côté plus sombre, plus noir, plus résigné de Dinos n’est pas sans déplaire. Il y déverse un cynisme et une acidité qu’il maîtrise bien plus que l’on ne pouvait le penser. Les autres extraits d’Imany relevant plus du style habituel du punchlineur, on découvre une nouvelle palette possible sans qu’il renie son ancien style ou ne verse totalement dans le sombre. On a aimé le fil conducteur des larmes qui ruissellent dans les rues tout au long du clip.
    Le rappel classique auquel se livre Les pleurs du mal fait du bien dans un paysage rap de plus en plus disparate qui oublie trop souvent ses bases (la preuve étant que les artistes n’ayant pas réussi à ‘se renouveler’ ou s’adapter ne se trouvent plus en haut de l’affiche).

  • One Kiss (Calvin Harris feat Dua Lipa – single) : avril 2018 nous a réservé quelques jours de (très) beau temps et la saison printanière se retrouve également dans le monde musical. Fidèle à ce début d’envolée de sons qui puent l’été, Calvin Harris nous a sorti une belle petite pépite en duo avec Dua Lipa.
    L’ambiance du morceau est entraînante sans être facile, dans le pur style du dj britannique : une touche de modernité sur un fond vintage et nostalgique. Le grain de voix de Dua Lipa se marie parfaitement avec le grain musical de la chanson et apporte une impression de dynamisme naturel, cela paraît naturel, on est pas dans la voix puissant et perchée que l’on a souvent entendu chez les dj ces dernières années.
    Le son est léger (on est loin du vacarme que l’on reproche parfois aux purs sons de festivals) et dansant, mais sans prétention d’avoir été produit dans ce but là, ce qui rend le morceau très catchy. Un très bon titre pour entrer petit à petit dans les chaudes températures de l’été.

À découvrir également : Le retour de La Ligue avec #PLMV sur l’album Storyteller de Médine, un son plus mélodieux (dont le refrain est presque chantonné) mais non moins efficace que son prédécesseur Contre Nous et où la vibe permet également d’apprécier la chanson sans en écouter les paroles (un beau mélange de fond et de forme, à une époque où le rap semble ballotté entre ces deux choix).
Un détour enivrant sur un Sol d’étoiles étendu par un Lord Esperanza de plus en plus varié. Après le dansant et remuant Maria, Lord met une nouvelle fois son rap acide et poétique de côté pour nous livrer à nouveau un morceau plus chantant (plus poignant aussi), bien aidé par la voix profonde d’Anaïka, en collaboration sur le son. Une nouvelle pépite entre deux ciels du jeune rappeur, assurément un des coups de cœur du mois (elle n’est pas dans les 5 chansons présentées uniquement au nom de la diversité des styles ou de l’analyse plus intéressante d’autres morceaux).

Playlist d’Esteban:

  • [Coup de coeur] Be Brave (Owl City – Cinematic) : À l’instar de celle de Rondoudou (on a les références que l’on mérite), la voix du chanteur d’Owl City est d’une sérénité enchanteresse et ravira les doux rêveurs qui recherchent l’évasion musicale. Pratique pour se glisser hors du monde le temps de quelques minutes…

  • Over My Head (Echosmith – Inside a Dream) : Ce groupe américain d’Indie pop composé de frères et soeurs avait surgi de nulle part en 2014 avec le tube « Cool Kids »,  à la fois doux et rafraichissant. « Over My Head » s’inscrit dans le même esprit : les arrangements sont efficacement simples, la mélodie reste en tête, bref… à écouter sans modération !

  • Melody (Lost Frequencies feat. James Blunt – single) : Qu’on apprécie ou non la voix nasillarde de James Blunt, on se laissera facilement séduire par ces deux minutes et vingt-six secondes d’entraînante mélodie, joliment rythmée par les soins de Lost Frequencies. On notera que c’est la deuxième collaboration de l’interprète britannique avec un DJ en moins d’un an, la première datant de 2017 avec Robin Schultz.

  • Remind Me to Forget (Kygo, Miguel – single) : Comment se lasser des arrangements de Kygo, qui résonnent une fois de plus comme une symphonie moderne aux couleurs électro-house ? Vous trouvez cette description un peu exagérée ? Écoutez donc, vous verrez bien.

  • Noir (Django – single) : malgré la sortie d’un EP nommé Anthracite en 2017, on attend toujours impatiemment le premier album du rappeur français qui préfère nous balancer ça et là quelque son meilleur l’un que l’autre.
    Et quel ket ce Django qui, comme me dit souvent celui du pays de Magellan, change plus encore de forme que Freezer, Cell et Boo réunis. En effet, qui dit nouveau son de Django dit nouveau flow, dit nouvelle influence d’instru, dit nouvelle coupe de cheveux.
    Noir ne déroge pas à la règle puisque Django y arbore une chevelure blonde coupée court pour nous balancer un flow rapide, précis et saccadé parfaitement adapté à la prod rock du morceau. Noir est une nouvelle preuve que plus le rappeur nous propose des singles, plus il nous paraît évident qu’il ne faudra pas louper la sortie de son premier album.


Playlist de Mina :

  • [Coup de coeurDelicate (Taylor Swift – Reputation) : Delicate est le 5ème morceau du sixième album de Taylor Swift, et bien que l’album soit sorti en novembre 2017 la chanson a suscité beaucoup d’intérêt puisque son clip est sorti début mars 2018. A la sortie du clip, la toile et les fans se sont amusés à le décortiquer et a en ressortir toutes les significations qu’il pouvait cacher.
    La chanson parle du début d’une relation, de sa fragilité et des questions que l’on peut se poser par peur de précipiter les choses; « est-ce trop tôt pour dire ou faire ça? » (« Is it cool that I said all that? Is it too soon to do this yet? ‘Cause I know that it’s delicate »).
    Parallèlement à ça, Taylor Swift parle de sa réputation qui en a pris un coup et qui n’a jamais été au plus bas (« This ain’t for the best, my reputation’s never been worse, so you must like me for me »), d’où le nom de l’album Reputation puisque cette notion revient dans plusieurs chansons.
    Le clip relate les mauvais aspects de la popularité, en particulier dans la vie de la chanteuse. Mais Taylor Swift a été plus loin et a laissé quelques clins d’oeil dans le clip.
    Elle porte une bague en forme de serpent qui renvoie à son clip Look What You Made Me Do qui était rempli de cette symbolique (où l’on devait comprendre que dorénavant elle mordrait si on venait à lui marcher dessus).
    On retrouve le titre de la chanson sur les ordinateurs de l’hôtel dans lequel elle se trouve qui s’appelle « Hotel Delicat » ainsi que le tag sur les volets dans la rue où elle se met à danser sous la pluie. Sur ses volets, on retrouve également le titre de l’album ainsi que des paroles de la chanson (« Echoes of your footsteps »).
    On comprend que Delicate est le cinquième morceau sur l’album puisque « Track 5 » est tagué sur une des colonnes du métro.
    En fin de vidéo, on la voit danser dans une belle robe sous la pluie. Cela peut sembler anodin mais c’est en fait une référence à sa chanson de 2008 Fearless dans laquelle elle parle de son amour pour quelqu’un avec qui elle danserai dans sa plus belle robe, sous la pluie et sans peur (« I’d dance in a storm in my best dress, fearless »).
    Pour finir, on la voit rentrer dans un bar auquel elle fait référence en début de chanson.

  • Bambola (Betta Lemme – single) : Ancienne mannequin, Betta est une chanteuse et musicienne qui pourrait être vue comme la Dalida des temps modernes. Née à Montréal, d’origine italienne et habitant à New York, elle possède un univers multiculturel et éclectique bien à elle. Bambola en est la preuve: les premières notes nous envoient en Italie, s’enchainent des paroles en français, des refrains en italien et un pont en anglais (ndlr: en chanson, le pont désigne une transition, un passage qui relie deux parties d’une chanson pour relancer l’attention de l’auditeur et le rythme et, en principe, a des accords différents des principaux accords). S’ajoutent à cela un reggaeton après les refrains et un clip aux touches des années 80-90.

  • Mercy (Madame Monsieur – Vu d’ici) : Ce duo français propose Mercy pour représenter la France à l’Eurovision 2018 qui se déroulera à Lisbonne. Loin d’être dramatique à excès ou une chanson typique de ce genre de concours, le duo parle avec justesse d’une situation affreuse mais bien réelle, celle des migrants et plus précisément des réfugiés. Après avoir sorti le clip officiel le 9 mars, ils sortent l’EP en version anglaise et en version espagnole le 12 avril. La chanson parle d’une femme enceinte qui décide de fuir son pays plutôt que de rester et risquer sa vie. La narration se fait du point de vue de la petite fille, du bébé qui nait en pleine mer et relate ce que beaucoup d’autres gens vivent pour fuir la guerre de leur pays. Elle explique notamment qu’elle a eu la chance que beaucoup n’ont pas eu, à savoir un navire qui les a aidés et leur a donné la chance d’être en vie. Sous leur vidéo, le groupe affirme que nous sommes tous concernés par le problème car nous sommes tous susceptibles d’être un jour sauvé ou sauveteur.
    La version française est très émouvante et touche sans doute beaucoup plus les francophones, cependant la version anglaise présente quelques petites subtilités que j’aime beaucoup. 
    Dans la version française, on peut penser que « Mercy » fait seulement référence au mot « merci ». Lorsque l’on écoute la version anglaise on se rend vite compte que ce mot fait (aussi) référence au mot anglais « mercy » qui signifie « pitié », « clémence », « compassion » mais aussi un événement pour lequel on doit être reconnaissant, comme le fait d’être sauvé (ce pour quoi la petite fille dit merci).


  • 2002 (Anne-Marie – Speak Your Mind) : 2002 se démarque par son air « catchy » mais surtout par les références cachées dans les refrains. En effet, la chanson parle du souvenir d’un baiser et d’un amour passé durant l’été 2002 et les refrains sont composés des titres ou paroles phares de tubes de 2002 (ou proche). On y retrouve des références à : Oops… I Did It Again de Britney Spears (« Oops »), 99 Problems de Jay-Z (« I got 99 problems »), Bye Bye Bye de ’N Sync (« bye, bye, bye »), l’outro de The Next Episode de Dr. Dre et Snoop Dogg (« Hold up »), Ride Wit Me de Nelly (« if you wanna go and take a ride with me ») et …Baby One More Time de Britney Spears (« better hit me, baby, one more time »).

  • Never Be the Same (Camila Cabello – Camila) : Sur une musique pop, Camila Cabello parle de tomber amoureuse de quelqu’un qui vous marque et vous change pour toujours. Elle compare l’amour qu’elle porte pour cette personne à une drogue à laquelle elle serait devenue addict, ayant toujours besoin de l’avoir près d’elle et pensant toujours à cette personne (« you’re in my blood, you’re in my veins, you’re in my head »).


A écouter aussi: Pour une ambiance pop : Dirt de Emma Blackery (single).
Pour une envie de chanson sympa, fraîche et aux tonalités country : Babe de Sugarland featuring Taylor Swift (Bigger).
Pour une ambiance un peu festive, un avant goût de l’été : Familiar de Liam Payne et J. Balvin (single).

ALVARRO, Esteban & Mina

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